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Faut-il encore donner la parole aux coachs qui n'ont rien à dire?

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Christophe Galtier (PSG) attend le match retour avant de tirer des conclusions.Image: EPA

Faut-il encore donner la parole aux coachs qui n'ont rien à dire?

Les entraîneurs battus cette semaine en Ligue des champions ont tous préféré se projeter sur le match retour plutôt que de s'étendre sur l'analyse de l'aller, et ils ont eu raison. Il ne fallait simplement pas les interroger.
16.02.2023, 11:4616.02.2023, 12:00

Comme dirait plus ou moins Christian Constantin, «c'est à la fin de la choucroute qu'on paie les musiciens». Autrement dit: «Il faut attendre la fin d’un évènement pour en dresser le bilan». Cette maxime s'applique aux agapes valaisannes comme aux matchs de Coupe d'Europe qui se disputent sur deux soirs (aller et retour). Dès lors, pourquoi demander aux entraîneurs de faire une analyse après la seule partie aller? Analyse qui, par définition, ne serait qu'une demi-vérité (ou un demi-mensonge) selon le résultat final.

Cette question, on se l'est posée jeudi matin, en lisant les déclarations de l'entraîneur de Chelsea après la défaite de son équipe face au Borussia Dortmund (1-0). Plutôt que de s'étendre sur les errements collectifs de son équipe, ou son déchet à la finition, Graham Potter a préféré «retenir le positif» (ce sont ses mots).

«Ce match était un nouveau pas en avant pour nous. On doit simplement avoir un peu plus de chance et continuer à progresser»
Graham Potter
Chelsea head coach Graham Potter talks to the media during a press conference ahead of the Champions League, round of 16, first leg soccer match between Borussia Dortmund and Chelsea FC in Dortmund, G ...
Image: AP

Ce type de discours est parfaitement inintéressant, mais le coach des Blues a pourtant raison de le tenir. Son rôle, après une défaite lors d'un match aller, n'est pas de confronter publiquement ses joueurs à leurs limites, mais de les rassurer et de les encourager. Un management bienveillant qui n'apprend pas grand-chose aux lecteurs et qui dès lors n'a que très peu d'intérêt pour les journalistes, surtout quand le discours est en contradiction avec ce que tout le monde a pu voir sur le terrain.

Comme mardi soir, après PSG-Bayern. Les Parisiens ont été mauvais, la tactique a été catastrophique mais Christophe Galtier, s'il a consenti à dire que son équipe n'était «pas à son meilleur niveau», est surtout ressorti de ce premier acte avec «beaucoup d'espoir» (ce sont ses mots).

«C'est une double confrontation et, ce soir, il n'y a pas d'éliminé ni de qualifié (...) Il faudra gagner ou aller aux tirs au but pour se qualifier»
Christophe Galtier
epa10465301 PSG head coach Christophe Galtier attends a press conference at the Parc des Princes stadium in Paris, France, 13 February 2022. PSG will play against FC Bayern Munich on 14 February 2023  ...
Image: EPA

Antonio Conte (battu 1-0 par Milan avec Tottenham) a rappelé pour sa part que la qualification se décidait sur deux matches et qu'il s'agissait du premier round, pendant que Scott Parker, même dominé 2-0 par Benfica avec le Cercle Bruges, donnait rendez-vous dans trois semaines à Lisbonne:

«Ça reste une confrontation en deux temps. On ne sait jamais ce qui est encore possible»
Scott Parker

Encore une fois, personne ne peut reprocher à ces hommes de défendre leurs joueurs et de les encourager à y croire jusqu'au bout. Mais offrir autant de temps et d'attention à des entraîneurs qui ont si peu de choses à dire à ce stade de la compétition, et on les comprend, ne présente que très peu d'intérêt.

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