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Crans-Montana: la RTS introduit un bandeau noir

Quelque chose a changé à la RTS depuis le drame

La chaîne publique romande a modifié son visuel dans les jours qui ont suivi la tragédie de Crans-Montana.
04.01.2026, 18:1904.01.2026, 18:20

Depuis le 1ᵉʳ janvier au matin, la RTS multiplie les émissions spéciales sur le terrible incendie qui a coûté la vie à 40 personnes et en a blessé 119 dans la discothèque «Le Constellation» de Crans-Montana. Chaque journal télévisé, à 12h45 et 19h30, accorde, par ailleurs, une large place au drame valaisan, et ce sera encore le cas ce dimanche soir, puisqu'un 19h30 spécial de 2h est annoncé.

Les téléspectateurs qui suivent les évènements sur la chaîne publique ont sans doute remarqué que quelque chose avait changé, en haut à droite de leur écran: un petit bandeau vertical noir est apparu près du logo de la chaîne, que ce soit sur RTS1 ou sur RTS2.

La preuve:

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Image: DR

Contacté, le porte-parole du service public, Christophe Minder, nous explique que ce petit signe distinctif, aussi discret que touchant, est «un hommage aux victimes de Crans-Montana et une marque de soutien adressée à leurs proches, ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ce drame».

Pas sur SRF ni RSI

Il ajoute que le bandeau noir a été introduit vendredi à 12h. «Il était d'abord à l’antenne au début de chaque émission, mais depuis samedi, il est présent en permanence.» Il devrait le rester jusqu'à lundi soir, soit jusqu’au terme des cinq jours de deuil national décrétés par la Confédération.

«Il s'agit d'une décision de la Direction de la RTS», précise encore Christophe Minder. Cela explique pourquoi les deux autres chaînes publiques du pays, la SRF et la RSI, n'ont pas adopté ce fameux bandeau noir.

Les travaux de rénovation dans le sous-sol du Constallation à Crans-Montana en 2015
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Les travaux de rénovation dans le sous-sol du Constallation à Crans-Montana en 2015

Les travaux de rénovation dans les sous-sol du Constallation à Crans-Montana en 2015.

source: facebook
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- Minute de silence en hommage aux victimes du drame de Crans-Montana
Video: watson
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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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