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Accusé de crimes de guerre, il devra rester en détention

Accusé de crimes de guerre, il devra rester en détention
Le Tribunal pénal fédéral, à Bellinzone.Keystone

Accusé de crimes de guerre, il devra rester en détention

Le Tribunal pénal fédéral a rejeté la demande de remise en liberté d'un Rwandais en détention préventive. L'homme est accusé d'avoir participé au génocide des Tutsis en 1994.
08.04.2026, 12:0008.04.2026, 12:41

Un Rwandais accusé de crimes de guerre reste en détention provisoire. Le Tribunal pénal fédéral a rejeté son recours. Il est accusé d'avoir participé au génocide des Tutsis en 1994.

Le requérant est en détention préventive depuis fin novembre 2024. Une demande de remise en liberté déposée en novembre a été rejetée par le tribunal des mesures de contrainte compétent. La chambre des recours du Tribunal pénal fédéral a confirmé cette décision dans un arrêt publié mercredi.

Elle constate qu'il existe de forts soupçons à l'encontre de l'accusé et un risque de dissimulation de preuves. À ce jour, toutes les données numériques stockées sur les appareils du détenu n'ont pas encore été analysées. De plus, des interrogatoires d'autres personnes sont prévus.

Interrogatoires dans plusieurs pays

Le tribunal rappelle que le Ministère public de la Confédération (MPC) et la police fédérale ont mené de nombreux interrogatoires l'année dernière au Rwanda, en Belgique, en Autriche et en France.

Cinq personnes se sont constituées parties civiles contre l'accusé. Etant donné que le génocide des Hutus contre les Tutsis remonte à plus de 30 ans, les déclarations non influencées des témoins et des personnes interrogées revêtent une importance particulière, écrit le tribunal. Les personnes interrogées ont notamment déclaré que le requérant avait participé à des viols et des assassinats.

Le tribunal a rejeté la demande d'assistance judiciaire gratuite déposée par le Rwandais. Son épouse et lui disposeraient d'une fortune de plus de 600'000 francs. Son épouse perçoit en outre un salaire mensuel de plusieurs milliers de francs. (Décision BH.2025.9 du 13 février 2026) (ats)

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