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UBS dénonce la décision de Berne

KEYPIX - Sergio P. Ermotti, Group Chief Executive Officer of Swiss bank UBS speaks on stage during the Finance Forum Zurich on Tuesday, September 22, 2026 in Zurich, Switzerland. (KEYSTONE/Michael Buh ...
Sergio Ermotti, directeur général d'UBS, le 22 septembre 2026 à Zurich.Image: KEYSTONE

UBS dénonce la décision de Berne

Après le vote du Conseil des Etats, la plus grande banque du pays critique un résultat politique qui n'est «pas un compromis». Elle craint un durcissement excessif des exigences de fonds propres suisses.
23.09.2026, 17:5723.09.2026, 17:57

Le vote du Conseil des Etats en faveur de la couverture à 90% des filiales étrangères d'UBS par des fonds propres durs pourrait entraîner «un durcissement excessif» des exigences de fonds propres en Suisse, réagit la plus grande banque du pays mercredi. Elle dénonce un résultat politique qui n'est, selon elle, «pas un compromis». Dans un communiqué, elle déclare:

«Si elle est confirmée à l'issue du processus parlementaire en cours, la décision prise aujourd'hui par le Conseil des États entraînerait un durcissement excessif des exigences de fonds propres suisses, qui figurent déjà parmi les plus strictes au monde.»

13 millards de francs de capital

Ce résultat ne s'attaque pas aux causes profondes de la faillite de Crédit Suisse et «ignore les vives inquiétudes exprimées par l'immense majorité des participants à la consultation démocratique, à laquelle ont participé tous les représentants du patronat, les organisations syndicales concernées et la plupart des cantons. Les participants ont clairement rejeté les propositions réglementaires extrêmes du Conseil fédéral, les jugeant préjudiciables à l'économie suisse», poursuit la banque.

Selon elle, il fait également fi «du soutien financier crucial des actionnaires d'UBS pour la protection de la réputation de la Suisse lors de cette acquisition».

Elle souligne que si elle était mise en oeuvre, la proposition de garantie des participations étrangères à hauteur de 90% de capital CET1 obligerait UBS à détenir environ 16 milliards de dollars (13,2 milliards de francs) de capital CET1 supplémentaire. «Ce montant s'ajouterait aux quelque 2 milliards de dollars de capital CET1 supplémentaires requis par UBS en vertu des mesures réglementaires annoncées en début d'année». En outre, suite à son acquisition du Crédit Suisse, la banque aux trois clés doit également détenir un capital CET1 d'environ 15 milliards de dollars, soit «un montant total d'environ 33 milliards de dollars».

«Parallèlement, une fois mises en oeuvre, les modifications réglementaires annoncées en début d'année entraîneraient une réduction d'environ 4 milliards de dollars du capital CET1 au niveau consolidé du groupe. Le coût annuel total résultant de cette acquisition s'élèverait à environ 2,5 milliards de dollars», ajoute UBS.

Limiter les risques pour le contribuable

Le Conseil fédéral souhaitait une couverture à 100% des filiales étrangères d'UBS par des fonds propres durs, le but étant de limiter les risques pour le contribuable en cas de nouvelle crise bancaire.

C'est finalement l'alternative du Centre qui l'a emporté assez clairement à la Chambre haute, par 29 voix contre 16. Sa proposition prévoit une couverture à 90% par des fonds propres durs, les CET1, le choix des 10% restants étant libre. Elle a été soutenue par des élus de tous bords.

Mercredi, le titre UBS a clôturé à 39,64 francs dans un SMI en baisse de 0,23%. (ag/ats)

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