«Je n'ai plus de vie»: les mécaniciens CFF romands en ont marre
Chaque automne, la même rengaine. Le Temps évoque des difficultés au sein des CFF, où des mécaniciens de locomotive romands dénoncent à nouveau des effectifs insuffisants, des congés sacrifiés et une fatigue qui s’accumule. Le dépôt de Lausanne est particulièrement touché, et les renforts demandés à Genève, Bienne, Berne ou Fribourg propagent les difficultés.
Matthieu Jotterand, président de la section genevoise du syndicat VSLF, déplore, toujours dans Le Temps:
Le 1er novembre, son comité a recommandé aux mécaniciens de ne plus travailler pendant leurs jours libres, ou d’exiger deux jours de congé en échange. L’un d’eux affirme avoir accumulé quelque 150 heures supplémentaires cette année, impossibles à récupérer faute de personnel. «C’est le meilleur métier du monde, mais je suis fatigué de venir travailler et de ne plus avoir de vie», confie un autre.
Un sondage interne confirme le malaise: à l’affirmation «Je me sens rarement exténué·e au travail», les mécaniciens romands obtiennent un score de 42 sur 100, contre 65 pour l’ensemble de l’entreprise.
Face à ces accusations, les CFF contestent tout sous-effectif. Ils évoquent des absences pour cause de grippe particulièrement nombreuses en Suisse romande, avouant une situation tendue. Si le scénario n'est pas parfait, l'entreprise assure que tous les tours de service sont couverts. Des renforts venus d’autres régions pourraient arriver ces prochaines semaines. (svp)
