Suisse
Covid-19

En Suisse, une «vague de réorientation» est causée par le Covid

En Suisse, une «vague de réorientation» est causée par le Covid

La pand
Image: sda
Les changements d'emploi observés sur le marché du travail restent fréquents malgré la récession qui menace, constate l'expert en ressources humaines (RH) en Suisse Matthias Mölleney. Dans une interview, il évoque une «vague de réorientation» causée par le Covid.
07.01.2023, 15:5907.01.2023, 15:59

La recherche d'un meilleur salaire demeure largement en tête des raisons évoquées par les personnes qui donnent leur congé, relève l'expert dans un entretien samedi à la Neue Zürcher Zeitung.

L'aspect le plus marquant évoqué par les salariés est cependant le besoin de reconnaissance, en nette hausse, précise Matthias Mölleney, ancien chef du personnel de feu Swissair aujourd'hui à la tête du Centre pour la gestion des ressources humaines et le leadership à la Haute école économique de Zurich.

En outre, de nombreux employés disent apprécier la possibilité de pouvoir désormais télétravailler, même si certains se sentent coupés de l'entreprise quand ils le font.

Le manque de loyauté: un risque pour l'employeur

Le manque de main-d'oeuvre qualifiée fait bouger les rapports de force lors du recrutement. Les employés savent qu'ils tiennent souvent le couteau par le manche et se montrent plus offensifs.

A l'avenir, poursuit M. Mölleney, l'économie «se battra pour chaque employé», face à la pénurie. Le manque de loyauté peut devenir un risque pour l'employeur. Le départ d'un employé peut coûter jusqu'à un an de salaire à son entreprise, selon l'échelon hiérarchique, estime le spécialiste. Il conseille dès lors aux employeurs de mieux communiquer sur les perspectives qu'ils peuvent offrir.

Aux Etats-Unis, le phénomène évoqué en partie ici a un nom: le «Big Quit», ou Grande Démission. Il désigne un grand mouvement de départs professionnels qui a commencé à partir de juillet 2020, à la suite de la pandémie de Covid-19, lorsque des millions d'Américains insatisfaits de leur travail ou de leur salaire ont quitté leur emploi. (chl/ats)

Les obsèques de l'ancien pape Benoît XVI
1 / 15
Les obsèques de l'ancien pape Benoît XVI
Les obsèques de Joseph Ratzinger ont eu lieu jeudi 4 janvier à Rome.
partager sur Facebookpartager sur X
Cet acteur de «Stranger Things» a fait son coming out
Video: extern / rest
Un phénomène inédit sur la musique en Suisse vient d'être révélé
Une vaste étude a suivi l’argent public consacré à la musique dans six grandes villes suisses. Et sa répartition réserve quelques surprises.
En Suisse, la scène musicale est dominée par la musique populaire: pop, rock ou encore hip-hop. La musique classique et l’opéra arrivent nettement derrière, avec à peine 20% des entrées de concert. Pourtant, entre 76 et 95% des subventions publiques à la musique sont consacrées à la musique classique. Pour la musique dite «actuelle» – c’est-à-dire la pop, le rock, le jazz, la musique électronique, la world music ou le hip-hop –, il ne reste généralement qu’une petite partie des moyens disponibles. C’est ce que vient de communiquer Musikvielfalt-Initiative.
L’article