Dans ce thriller, cette montre suisse vaut autant qu'une Tesla
Sorti le 15 mai aux Etats-Unis, In the Grey est le nouveau thriller signé de la griffe de Guy Ritchie, le Britannique spécialisé dans les beaux et belles gosses qui parlent vite - et dégainent leur flingue encore plus vite.
Le film réunit Henry Cavill, Jake Gyllenhaal, Eiza González et Rosamund Pike dans une histoire d’agents clandestins chargés de récupérer une fortune d’un milliard de dollars volée par un despote. Sauf qu'évidemment, tout dégénère rapidement entre explosions, fusillades et punchlines.
Au milieu des armes automatiques et des costumes parfaitement taillés, un autre détail saute discrètement aux yeux: les montres. Et pas n’importe lesquelles. Jaeger-LeCoultre s’est offert un très beau placement produit au poignet des stars du film. Eiza González apparaît ainsi avec une Reverso Classic Duetto en or rose. Difficile de faire plus héritière-mystérieusequi-commande-un-negroni-à-Monaco.
Prix du bijou? Environ 28 200 francs sur le site de Jaeger-LeCoultre.
Henry Cavill, lui, commence le film avec une Master Control Chronograph Calendar en acier. Une pièce beaucoup plus discrète… du moins jusqu’à ce qu’on réalise qu’elle embarque un chronographe, un calendrier complet et des phases de lune.
Le tout dans un design suffisamment sage pour donner l’impression que son propriétaire s'en tire raisonnable financièrement, alors qu’il porte quand même plus de 18 000 francs au poignet.
Mais le vrai moment «crypto-bro devenu aristocrate italien» arrive plus tard dans le film, lorsque l’acteur britannique passe à une Polaris Perpetual Calendar en or rose. Là, on entre dans une autre catégorie de fantasme horloger.
Quantième perpétuel, cadran bleu dégradé ultra sophistiqué, allure sportive mais luxueuse: c’est le genre de montre qui murmure subtilement «Je possède un yacht». Prix affiché par la marque suisse: environ 49 600 francs suisses.
Ce n’est évidemment pas un hasard si Jaeger-LeCoultre apparaît aussi clairement dans le film. Hollywood adore les montres de luxe: elles permettent de construire un personnage en une seconde. Une Patek hurle le pouvoir, une Casio évoque le geek malin, et une Jaeger-LeCoultre suggère généralement que le héros lit peut-être Nietzsche entre deux fusillades.
Et dans In the Grey, le placement fonctionne parfaitement: les garde-temps suisses apportent juste ce qu’il faut de sophistication silencieuse à cet univers de mercenaires impeccablement coiffés, de milliardaires douteux et de violence rigoureusement photogénique.
