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Coop et Lidl réagissent au déclin des fausses viandes

Coop et Lidl réagissent au déclin des fausses viandes

Vegane Fleischersatzprodukte stehen im Kühlregal der Migros Appenzell, fotografiert am Mittwoch 23. Juli 2025 im Appenzell. (KEYSTONE/Gaetan Bally)
Sur le marché suisse, on assiste à un glissement des substituts de viande vers des alternatives à la viande telles que le tofu ou le seitan.Image: KEYSTONE
Longtemps portés par l’engouement pour l’alimentation végétale, les substituts de viande perdent du terrain en Suisse. Les consommateurs se tournent désormais davantage vers des alternatives jugées plus naturelles, comme le tofu, le tempeh ou le seitan, au nom du «clean eating».
19.06.2026, 14:5519.06.2026, 15:10

La demande de substituts de viande a fortement reculé en Suisse. Selon des chiffres de l’Office fédéral de l’agriculture concernant le segment bio, cités par Tamedia, les imitations de viande se retrouvent de moins en moins souvent dans les paniers des consommateurs suisses. A l’inverse, la consommation de tofu, de tempeh et de seitan a nettement progressé.

Alors que les imitations de viande généraient encore environ sept millions de francs de chiffre d’affaires dans le segment bio en 2022, ce montant n’était plus que d’environ cinq millions en 2024. Dans le même temps, les ventes de tofu, de tempeh et de seitan sont passées de 21 à 26 millions de francs.

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Les consommateurs suisses sont plus portés vers le tofu.Image: Shutterstock

Le «clean eating» a le vent en poupe

«Le marché a connu un déplacement vers les alternatives à la viande», explique Thomas Brunner, professeur en comportement des consommateurs à la Haute école spécialisée bernoise, dans les colonnes de Tamedia.

Selon lui, la baisse de la demande s’explique notamment par le fait que les substituts de viande sont souvent plus chers que la viande elle-même. Il observe également une montée en puissance du «clean eating».

«Les consommateurs accordent davantage d’importance au fait que les produits ne soient pas fortement transformés»
Thomas Brunner

L’expert ne pense toutefois pas que l’ère des substituts de viande soit appelée à disparaître complètement. Il estime simplement que l’offre va se réduire. Pour les entreprises du secteur, l’enjeu consiste désormais à privilégier des listes d’ingrédients courtes et naturelles, explique-t-il à Tamedia.

Les start-up sous pression

La semaine dernière déjà, la start-up bernoise Outlawz a dû déposer son bilan après avoir perdu des espaces de vente chez Coop et Lidl. Depuis 2018, l’entreprise produisait des substituts de viande végétaliens tels que des saucisses à griller et des steaks hachés végétaux. Interrogé par Tamedia, Coop affirme avoir soutenu Outlawz «jusqu’au bout».

«La réduction progressive de l’espace en rayon était due à une demande insuffisante de la part de la clientèle»
Coop

Planted traverse également une période difficile. Confronté au recul de la demande, le fabricant de substituts de viande a dû réduire ses coûts et a diminué ses effectifs de 12% au cours des derniers mois.

Traduit et adapté par mbr

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Le directeur financier de la Suva, Hubert Niggli, évoque les placements, les crises et les mesures d’assainissement parfois drastiques. Physicien de formation, il dresse un parallèle entre les assurances et la physique des particules.
Hubert Niggli, 58 ans, est membre de la direction de la Suva depuis le 1er juillet 2019 en tant que responsable du département Finances et informatique. Le Lucernois de naissance dirige notamment les divisions des placements financiers, de la comptabilité et du controlling, de l’immobilier, de la technique d’assurance et de l’informatique. Après un doctorat en physique, il a travaillé plusieurs années dans la recherche, en Suisse et à l’étranger. Pour des raisons de santé, il quittera la Suva fin juin après 23 ans passés dans l’institution.
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