Suisse
Economie

Le PS s'oppose à l'accord de libre-échange avec les États-Unis

Le PS s'oppose à l'accord de libre-échange avec les États-Unis

La direction du PS s'oppose à un accord de libre-échange avec les États-Unis. Tel que voulu par le président Donald Trump, c'est un «no-go», a déclaré la coprésidente du parti, Mattea Meyer dans un entretien avec la NZZ am Sonntag.
02.03.2025, 08:0702.03.2025, 08:07
Le PS réagit après les annonces américaines.
Le PS réagit après les annonces américaines.Keystone

Compte tenu de la menace américaine d'imposer des droits de douane de 25% sur les produits de l'UE, ce n'est pas le moment de parler de libre-échange avec les Etats-Unis, a déclaré Mattea Meyer dans une interview publiée dimanche. «Les Etats-Unis essaient de disperser l'Europe», a-t-elle estimé.

La directrice du Secrétariat d'Etat à l'économie, Helene Budliger Artieda, a exprimé une opinion différente. Dans une interview accordée aux journaux de Tamedia fin février, elle a insisté sur la négociation d'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

Selon le coprésident du PS Cédric Wermuth, la Suisse fait face à un choix:

«S'associer avec l'Europe, qui tient en haute estime l'Etat de droit et la démocratie, ou envoyer au monde le signal que nous plaçons le profit au-dessus de tout? Pour le PS, la réponse est en faveur de l'Europe»
Cédric Wermuth, également dans une interview

Réveil européen

Lors d'une réunion de son cabinet fin février, le président républicain a laissé entrevoir des droits de douane de 25% sur les importations en provenance de l'Union européenne. Il a de nouveau accusé l'Europe de profiter de son pays en affirmant que l'Union européenne (UE) a été créée «pour rouler les Etats-Unis dans la farine».

L'UE réagira immédiatement aux barrières injustifiées imposées au commerce libre et équitable, a répondu un porte-parole de la Commission européenne compétente à Bruxelles.

L'économie suisse un peu inquiète

Les associations économiques suisses observent avec plus ou moins d'inquiétude les droits de douane imposés contre le Canada et la Chine et provisoirement suspendus contre le Mexique. La Suisse a certains atouts en main, mais les politiciens devraient agir de manière proactive, selon leur constat.

Pour l'Union suisse des arts et métiers, par exemple, il faut intensifier le dialogue avec les Etats-Unis, non seulement par la voie diplomatique, mais aussi dans le cadre de l'Association européenne de libre-échange (AELE). A plus long terme, la Suisse doit continuer de conclure des accords de libre-échange. (ats)

- Il cuisine pour Swiss des plats urananais
Video: extern / rest
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
6 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
6
Washington critique encore la Suisse: Berne réagit
Dans deux prises de position, la cheffe du Secrétariat d'Etat à l'économie rejette les critiques de Washington sur les pratiques commerciales suisses. Cela suffira-t-il à éviter de nouveaux droits de douane punitifs?
L’enquête menée par le représentant états-unien au commerce sur d’éventuelles pratiques déloyales n’est officiellement pas terminée. Mais Jamieson Greer semble déjà s’être forgé une opinion. C’est ce que montre la dernière édition d’un rapport annuel dans lequel ce proche conseiller de Donald Trump épingle les principaux partenaires économiques des Etats-Unis.
L’article