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En licenciant plusieurs centaines d'employés, Swiss n'avait pas anticipé plusieurs événements à risque pour la compagnie aérienne.
En licenciant plusieurs centaines d'employés, Swiss n'avait pas anticipé plusieurs événements à risque pour la compagnie aérienne.Image: sda

Swiss fait marche arrière après ses licenciements du printemps

Après avoir licencié plusieurs centaines de collaborateurs à cause de la pandémie, la compagnie aérienne va proposer une offre de réembauche aux ex-employés concernés.
21.12.2021, 15:3421.12.2021, 18:11

Swiss semble s'être fourvoyée sur ses besoins en personnel. La compagnie aérienne a informé ses employés, dans une lettre interne qu'elle comptait envoyer en janvier une offre de réembauche aux 334 ex-collaborateurs récemment licenciés dans le cadre du programme de restructuration post-pandémique.

C'est ce que le groupe affilié à Lufthansa a indiqué mardi à AWP, confirmant un article du quotidien Blick. Les hôtesses de l'air et stewards concernés pourraient ainsi renfiler leurs tenues de vol dès le mois d'avril.

Pour comprendre les prémices 👇

Manque d'anticipation

En plus de l'offre de réembauche, les collaborateurs ont appris qu'ils auraient également la possibilité d'augmenter leur temps de travail, peut-on lire dans le quotidien suisse-allemand. La compagnie manque en effet de personnel depuis l'automne, comme l'a indiqué Sandrine Nikolic-Fuss, directrice du syndicat du personnel de cabine Kapers.

«Nous manquons de membres d'équipage en décembre, nous le ressentons»
Sandrine Nikolic-Fuss, directrice du syndicat du personnel de cabine Kaper

Swiss n'avait pas anticipé cette situation: «Nous enregistrons plus de départs parmi le personnel de cabine que ce qui était prévisible lors du printemps dernier», a informé un porte-parole de l'entreprise.

Les demandes de retraites anticipées ont été notamment plus nombreuses que prévu. En plus, l'obligation vaccinale promulguée par Swiss, entrée en vigueur en décembre, risque d'entraîner une nouvelle vague de départs, ce qui n'était pas non plus prévisible au printemps dernier. En tout, 200 collaborateurs seraient opposés au vaccin, un chiffre que la compagnie aérienne n'a ni confirmé ni infirmé, mais qui serait supérieur à ses estimations.

L'obligation vaccinale en entreprise était une première en Suisse 👇

Suppressions «inutiles»

Auprès d'AWP, un porte-parole évoque un «nombre à trois chiffres dans le bas de la fourchette», précisant que l'entreprise est en discussion avec les employés concernés pour trouver des solutions, sachant que les indécis ont la possibilité de suspendre leur contrat de travail pour une année, le temps de prendre une décision.

«Kapers avait déjà indiqué au cours du processus de consultation que les effectifs seraient trop bas. C'est pourquoi nous étions d'avis dès le départ que ces suppressions de postes étaient inutiles», souligne Sandrine Nikolic-Fuss. (ats/mndl)

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