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Etude

Viande: Vietnamiens et Suisses ont un point commun

Viande: pourquoi Vietnamiens et Suisses se distinguent

Vietnamiens et Suisses ont un point commun en matière de viande.
Image: shutterstock/watson
Réduire la consommation de viande est crucial pour une alimentation durable. Toutefois, des chercheurs suisses se sont penchés sur les cas de la Suisse et du Vietnam pour montrer que le renoncement volontaire ne suffira pas.
29.05.2024, 16:05

Manger moins de viande représente l'un des plus grands leviers pour rendre notre alimentation plus durable. Problème: le renoncement volontaire ne suffira pas à atteindre cet objectif, montre une étude suisse qui se base sur l'exemple de la Suisse et du Vietnam.

Pourquoi la Suisse et le Vietnam?

Au Vietnam comme en Suisse, la consommation de viande est très élevée en comparaison internationale, indique la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires de la Haute école spécialisée bernoise (BFH-HAFL) mercredi. Les chercheurs des deux pays ont voulu savoir pourquoi les gens mangent de la viande.

Résultat: dans les deux pays, la viande est considérée comme un symbole de statut social. Le Dr Thomas Brunner, enseignant en comportement des consommateurs et consommatrices et responsable du projet résume:

«Au Vietnam, la famille a une forte influence sur la consommation, tandis que certains Suisses ne mangent de la viande qu’en compagnie d’amis.»

Qu'est-ce qui pousse Suisses ou Vietnamiens a moins manger de viande?

De même, les raisons incitant à manger moins de viande diffèrent: les Vietnamiens se préoccupent principalement de leur santé tandis que les Suisses pensent à la durabilité.

Les habitudes alimentaires sont fortement ancrées. Pour les changer, il faut toute une palette de mesures qui ciblent les motifs et les obstacles concrets liés à la consommation. Des variables psychologiques, sociales et culturelles doivent donc aussi être prises en compte si l’on souhaite moins de viande dans les assiettes, explique le Dr Brunner.

Ainsi, pour parvenir à un changement rapide, on ne peut pas se contenter de tabler sur un renoncement volontaire. Des mesures comme des campagnes d’information permettent de souligner l’importance du sujet, mais elles suffiront à peine pour ramener la consommation de viande à un niveau durable.

Pour vraiment avancer, il faut des méthodes plus efficaces, comme la promotion des compétences culinaires dans les écoles. Et l’Etat a également une responsabilité: il peut notamment intervenir par exemple dans la restauration collective et y imposer les menus végétariens comme une norme, ou y réduire les portions de viande, selon Mathilde Delley, l'une des auteurs de l'étude. (jah/ats)

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