Affaire Zali: l'autopsie de la femme noyée révélée
La femme retrouvée noyée en août dans le lac de Lugano dans le cadre de l'affaire de l'ancien conseiller d'Etat Claudio Zali présentait un fort taux d'alcoolémie. L'autopsie a également révélé la présence de tranquillisants.
Ces éléments ont probablement contribué au décès de cette femme de 52 ans, a communiqué vendredi le Ministère public tessinois. L'autopsie a permis d'établir que la cause du décès est une «asphyxie par noyade». Les examens médico-légaux n'ont révélé aucune pathologie naturelle qui aurait pu causer ou contribuer à la mort de la victime.
Les analyses toxicologiques ont mis en évidence un taux d'alcoolémie très élevé, ainsi que la présence de benzodiazépines. Selon les enquêteurs, cette combinaison a «probablement altéré de manière significative la vigilance, la coordination et le niveau de conscience» de la quinquagénaire.
A ce stade, aucun élément ne suggère l'intervention d'une tierce personne dans ce décès. L'enquête se poursuit, notamment par l'examen des traces prélevées et le recueil de témoignages.
Une nouvelle enquête pénale
La femme décédée par noyade avait rendu publics les enregistrements audio qui ont conduit à la démission du conseiller d’Etat de la Lega Claudio Zali. Dans ces enregistrements, il incite une amie à frapper une harceleuse, comme il l'avait fait lui-même. Suite à cette publication, la femme noyée avait été agressée et frappée par un inconnu.
Cette semaine, le gouvernement tessinois a retiré avec effet immédiat la direction du Département du territoire à Zali après avoir appris l'ouverture d'une nouvelle procédure pénale contre lui pour des infractions présumées contre l'intégrité sexuelle. Les faits examinés remonteraient à plusieurs années.
Claudio Zali fait en outre l'objet d’une autre procédure pénale pour son intervention dans le cas d’un mineur, fils d’une amie, qui avait été arrêté pour sa participation à une opération punitive contre un autre adolescent et avait été placé en détention préventive. Le conseiller d’Etat avait tenté de faire pression sur la magistrature pour obtenir sa libération. (jzs/ats)
