Suisse
Vaud

Genève prive de scolarité 2521 petits frontaliers français

Le Conseil d’État de Genève met fin à la scolarisation des élèves frontaliers dès 2026.
Le Conseil d’Etat de Genève met fin à la scolarisation des élèves frontaliers dès 2026.Image: Shutterstock

Genève prive de scolarité 2521 petits frontaliers

Dès 2026, les élèves frontaliers ne seront plus admis dans les écoles genevoises, en raison du manque de places et de la pression démographique.
11.06.2025, 15:5111.06.2025, 15:51

A partir de la rentrée 2026, les élèves frontaliers vaudois et français ne pourront plus intégrer les écoles publiques genevoises, qu’il s’agisse du primaire, du cycle d’orientation ou du secondaire II, explique 20 minutes. Actuellement, 2521 élèves frontaliers sont scolarisés dans le canton, répartis dans différents niveaux scolaires.

Les élèves déjà inscrits avant cette date pourront terminer leur cycle d'enseignement en cours. Les élèves déménageant en cours d’année devront quitter l’établissement à la fin de l’année scolaire.

Pourquoi cette mesure?

Le Conseil d’Etat a justifié cette décision par le manque de places disponibles dans les écoles genevoises, malgré les efforts précédents pour augmenter la capacité d’accueil. Selon le gouvernement, la pression démographique et migratoire sur les infrastructures scolaires ne diminuera pas dans les années à venir.

En 2019, Genève a adopté un principe de scolarisation basé sur le lieu de domicile, mais avec des exceptions. Ainsi, les élèves frontaliers ayant déjà commencé leur scolarité dans le canton du bout du lac pouvaient la poursuivre, et ceux y ayant un frère ou une sœur pouvaient être admis. (jah)

Qui est Rilès? Voici son portrait
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Ce lac romand est à un niveau anormalement bas
Le lac de Joux fait actuellement face à un niveau extrêmement bas. Le plus grand plan d'eau du massif jurassien, également plus grand lac suisse à plus de 1000 mètres d'altitude (1004 m), a été mesuré vendredi matin à 1002,67 mètres, inquiétant les autorités.
«Ce n'est pas un record, mais ce n'est pas joli à voir. Je n'ai pas vu souvent le lac aussi bas que ça», résume auprès de Keystone-ATS le syndic de L'Abbaye Christophe Bifrare. «Notre meilleure jauge, c'est la statue de Pégase au Pont. Si elle a les pieds au sec, c'est que la situation commence à être inquiétante», dit-il.
L’article