«Les gens nous font encore confiance»: Nicolas Féraud se confie
Nicolas Féraud s'est présenté la semaine dernière devant les citoyens de Crans-Montana. Une première depuis le drame du Constellation le 1er janvier dernier.
Alors que ses interventions sont rares depuis l'incendie, le président de la station valaisanne a accepté de répondre aux question du Temps sur cette Assemblée primaire, «la plus tendue» qu'il ait jamais connue.
«Nous ne savions pas comment les choses allaient se dérouler», explique l'élu PLR au quotidien genevois. Avec «plus de 370» participants, il dit se réjouir de l'«intérêt marqué» de la population pour l'événement, où il a pu observer «du soutien et de la confiance».
Dans l'assistance se trouvaient notamment des mères de victimes, «invitées» pour une rencontre avec le Conseil communal. Un moment «bouleversant», selon Nicolas Féraud, lors duquel se sont dites «des choses très profondes et très personnelles».
Frais d'avocats et hausse d'impôts
Interpellé par le Temps sur la prise en charge des frais d'avocats des élus et collaborateurs de Crans-Montana visés par l'enquête pénale, Nicolas Féraud assure qu'il ne seront pas assumés par le contribuable, mais par les assurances.
Et d'ajouter:
Le Valaisan écarte également toute hausse d'impôts en lien avec d'éventuels coûts de la procédure pour la commune. Quant aux appels à sa démission, il souligne le «vide institutionnel» que celle-ci créerait, selon lui.
«Si je démissionne, il faudra environ six mois pour me remplacer», avance-t-il auprès du Temps, ajoutant que cette perte de temps serait «préjudiciable» dans le contexte actuel. «Et rester, c’est aussi assumer.»
Pour ce qui est de sa responsabilité dans la tragédie, l'élu rappelle que c'est «à la justice» de la déterminer. Il admet toutefois être «profondément touché dans [sa] responsabilité de président».
Un organe «de surveillance»
Nicolas Féraud détaille pour le quotidien genevois le projet de Conseil général dont il a annoncé la création à l'assemblée la semaine dernière. Il s'agit d'un organe délibératif élu au sein de la commune qui «aura un rôle de surveillance et sera une force de proposition».
Une modification du règlement de la commune sera nécessaire pour sa mise en place. (jzs)
