«C'est ce qui me manque le plus»: une survivante de Crans-Montana raconte
«J'ai vu la mort.» C'est par ces mots que Mélanie Van de Velde, l'une des victimes et survivantes de l'incendie dramatique de Crans-Montana, s'est adressée au public dimanche dans une publication Facebook.
Elle a partagé à plusieurs reprises des aperçus de sa vie après la catastrophe sur les réseaux sociaux. Trois mois après l'incendie, elle s'exprime sans détour et fait le point sur son rétablissement
Jeune maman d'une petite fille, elle a cru mourir ce soir-là. Elle poursuit:
Un processus de guérison long et éprouvant
Après avoir subi de graves brûlures, ainsi que plusieurs greffes et opérations, les semaines écoulées ont été marquées par la «reconstruction» et par un difficile travail de rééducation. Elle connaît en outre régulièrement des nuits où la douleur est trop intense pour lui permettre de dormir. Elle raconte:
Elle doit également encore changer ses pansements chaque jour et «réapprendre à habiter» son corps, a poursuivi Mélanie Van de Velde. Car celui-ci comprend désormais aussi des orthèses: des dispositifs médicaux utilisés pour soutenir, stabiliser, aligner ou corriger certaines parties du corps, particulièrement les articulations.
Mélanie Van de Velde doit en porter plusieurs, a-t-elle expliqué dans sa publication. «Une pour chaque bras. Trois différentes pour mon poignet droit, chacune pour un mouvement précis.»
La publication, avec les orthèses en photo:
S'y ajoutent des masques de compression pour le visage. Mais aussi de nombreux rendez-vous chez le kinésithérapeute, l'ergothérapeute, l'orthopédiste et le psychologue. Elle résume:
De grandes victoires
Malgré toutes ces contraintes, il y a aussi des lueurs d'espoir, comme elle l'explique:
Et il y a de nouvelles «premières fois», a poursuivi Mélanie Van de Velde:
Elle parvient maintenant à faire 4000 pas par jour. Il y a trois mois, elle n'en faisait que cinq. «Pour certains, c'est banal. Pour moi, c'est immense», a-t-elle écrit avec fierté. Car derrière chaque pas se cachent douleur et épuisement.
Sa fille l'aide également dans ce combat. «Elle est ma force», a résumé la jeune femme, qui vit à Crans-Montana. Si elle ne renonce pas et qu'elle est «encore là», c'est pour sa fille. «Elle est ma vie», assure-t-elle, tout en soulignant que c'est «ce qui lui manque le plus»:

