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Incendie

Survivante de l'incendie de Crans-Montana, elle raconte

Mélanie Van de Velde: cette jeune maman a survécu à l'incendie de Crans-Montana.
Mélanie Van de Velde: cette jeune maman a survécu à l'incendie de Crans-Montana.Image: Facebook / Mélanie Van de Velde

«C'est ce qui me manque le plus»: une survivante de Crans-Montana raconte

Mélanie Van de Velde compte parmi les survivantes de l'incendie du Consteillation. Trois mois après le drame, voici ce que traverse cette jeune maman.
31.03.2026, 11:5231.03.2026, 11:52
Anouschka Hamp / t-online
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t-online

«J'ai vu la mort.» C'est par ces mots que Mélanie Van de Velde, l'une des victimes et survivantes de l'incendie dramatique de Crans-Montana, s'est adressée au public dimanche dans une publication Facebook.

Elle a partagé à plusieurs reprises des aperçus de sa vie après la catastrophe sur les réseaux sociaux. Trois mois après l'incendie, elle s'exprime sans détour et fait le point sur son rétablissement

«1 minute 30. C’est le temps qu’il a fallu pour que les flammes tentent de me tuer. Pour que mon corps bascule. Pour que plus rien ne soit jamais comme avant. J’ai vu la mort. De près. Assez près pour croire que je n’allais pas m’en sortir.»

Jeune maman d'une petite fille, elle a cru mourir ce soir-là. Elle poursuit:

«Et pourtant… Je suis là. Pas intacte. Pas comme avant. Mais vivante»

Un processus de guérison long et éprouvant

Après avoir subi de graves brûlures, ainsi que plusieurs greffes et opérations, les semaines écoulées ont été marquées par la «reconstruction» et par un difficile travail de rééducation. Elle connaît en outre régulièrement des nuits où la douleur est trop intense pour lui permettre de dormir. Elle raconte:

«La reconstruction, ce n’est pas un mot. C’est des nuits qui s’arrêtent à 5h du matin parce que la douleur est trop forte. C’est finir dans un fauteuil parce que même un lit devient insupportable.»

Elle doit également encore changer ses pansements chaque jour et «réapprendre à habiter» son corps, a poursuivi Mélanie Van de Velde. Car celui-ci comprend désormais aussi des orthèses: des dispositifs médicaux utilisés pour soutenir, stabiliser, aligner ou corriger certaines parties du corps, particulièrement les articulations.

Mélanie Van de Velde doit en porter plusieurs, a-t-elle expliqué dans sa publication. «Une pour chaque bras. Trois différentes pour mon poignet droit, chacune pour un mouvement précis.»

S'y ajoutent des masques de compression pour le visage. Mais aussi de nombreux rendez-vous chez le kinésithérapeute, l'ergothérapeute, l'orthopédiste et le psychologue. Elle résume:

«C’est courir avec un corps épuisé. C’est fermer les yeux quelques secondes entre deux efforts parce qu’on n’en peut plus»

De grandes victoires

Malgré toutes ces contraintes, il y a aussi des lueurs d'espoir, comme elle l'explique:

«Mais la reconstruction… C’est aussi lutter pour quelques degrés de mouvement. C’est presque tendre un bras et s’en réjouir. C’est réapprendre à vivre là où tout a été brisé. C’est être fière de choses que personne ne voit.»

Et il y a de nouvelles «premières fois», a poursuivi Mélanie Van de Velde:

«La première fois que j’enfile un tee-shirt par la tête. La première fois que je ramasse quelque chose par terre. La première fois que je monte des escaliers. La première fois que je sors en public. Des choses simples. Des choses normales. Qui sont devenues des victoires.»

Elle parvient maintenant à faire 4000 pas par jour. Il y a trois mois, elle n'en faisait que cinq. «Pour certains, c'est banal. Pour moi, c'est immense», a-t-elle écrit avec fierté. Car derrière chaque pas se cachent douleur et épuisement.

Sa fille l'aide également dans ce combat. «Elle est ma force», a résumé la jeune femme, qui vit à Crans-Montana. Si elle ne renonce pas et qu'elle est «encore là», c'est pour sa fille. «Elle est ma vie», assure-t-elle, tout en soulignant que c'est «ce qui lui manque le plus»:

«La dernière fois que je l’ai vue, c’était le 12 février. Depuis, il y a eu le silence. L’absence. Le manque qui prend à la gorge. On peut soigner un corps. On peut accompagner une reconstruction. Mais on ne soigne pas une mère séparée de son enfant. Ce soir, je vais la retrouver. Et il n’y a pas de mots pour ça.»
L'incendie dramatique du 1er janvier, à Crans-Montana (VS)
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L'incendie dramatique du 1er janvier, à Crans-Montana (VS)

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