Frontaliers bloqués, climat: ces sujets divisent au «G7 social»
Les ministres du travail du G7 se sont réunis mardi à Genève pour parler notamment d'intelligence artificielle (IA). Le Français Jean-Pierre Farandou, qui présidait cette rencontre, dit ne pas être au fait de l'effet du sommet d'Evian pour les frontaliers français.
«Nous avons beaucoup discuté d'IA», a-t-il affirmé à des journalistes. Dans le communiqué final de ce «G7 social» qui «va passer de Genève à Evian» et a rassemblé aussi les représentants des employeurs et des organisations syndicales des sept pays, les ministres ont abordé les changements pour l'emploi avec ces nouvelles technologies.
Ils ont trouvé un consensus sur les conditions pour l'emploi des seniors, une question qui les affecte tous avec le vieillissement de la population. Une conférence sera aussi organisée à Paris sur la mobilité professionnelle et la progression dans les carrières.
Autre accord, les ministres, réunis en marge de la conférence internationale du travail, souhaitent renforcer la lutte contre le travail forcé, notamment dans l'extraction des minéraux.
Trump ciblé par le ministre français
Outre le communiqué final, ils ont discuté des effets de la concurrence déloyale si les règles sociales du travail ne sont pas honorées. Selon Jean-Pierre Farandou, les Etats-Unis «sont plutôt d'accord», alors qu'ils s'estiment victimes d'une attitude discriminatoire de la Chine. Les ministres vont pouvoir avancer.
En revanche, Washington bloque toute recommandation commune sur la question des conséquences des températures extrêmes pour les travailleurs. Même attitude sur le recrutement de travailleurs migrants. Etant donné que le président américain Donald Trump «ne croit pas au changement climatique» et «ne veut pas de migrants», affirme le ministre, qui a en revanche botté en touche sur l'effet du sommet d'Evian pour les frontaliers.
Avant d'ajouter qu'il n'est pas au fait de ces questions et que ce dossier est piloté par ses collègues de l'Intérieur et des Affaires étrangères.
En raison du sommet d'Evian, seules quelques douanes resteront ouvertes dès jeudi soir et jusqu'au 18 juin. Les frontaliers qui ne peuvent télétravailler doivent s'attendre à d'importants retards.
Quelque 25 000 personnes ont demandé une facilité de mobilité, prévue à quelques douanes pour le personnel considéré comme indispensable. Mais le nombre de frontaliers est largement plus important. Jean-Pierre Farandou ne s'exprime pas non plus sur une possible compensation financière de la France à Genève pour les désagréments à attendre pour des commerçants ou des entreprises genevois. (mbr/ats)
