G7: Voici le dispositif exceptionnel déployé autour du Léman
Quelque 14 000 personnes (police, gendarmerie, armées, justice) seront mobilisées côté français à l'occasion du G7 d'Evian du 15 au 17 juin, ont annoncé lundi les autorités françaises. Celles-ci ont insisté sur la «coordination» du dispositif avec leurs homologues suisses.
Les forces de la police nationale seront les plus nombreuses (7160). Elles seront principalement dédiées à la protection des chefs d'Etat, «depuis leur arrivée sur le territoire français jusqu'au 'resort' d'Evian», où se tiendra le sommet, a détaillé devant la presse Béatrice Brun, directrice zonale de la police nationale. La «bonne circulation des cortèges» sera assurée par 260 motocyclistes.
Environ 6100 gendarmes seront également engagés, dont une partie dans l'une des trentaines d'embarcations visant à sécuriser la navigation sur le lac Léman, alors que de nombreuses délégations arriveront à Genève.
L'armée de terre et celle de l'air seront aussi déployées – soit 900 hommes. Il s'agira en particulier de garantir «les interdictions de survol» de la zone, «en coordination avec l'armée suisse», a souligné le général Gilles Juventin, commandant de la brigade aérienne, insistant aussi sur la «lutte anti-drones». Cette réunion au sommet justifie en outre le déploiement de la «Force frontière d'intervention rapide, créé il y a un an», qui concernera aussi l'Italie, a expliqué Béatrice Brun.
Réponse «proportionnée»
Les magistrats seront aussi sur le pont. «Ils seront 20 mobilisés chaque jour, sur les 35 du ressort de la cour d'appel de Chambéry», a détaillé Yolande Renzi, procureure générale près la cour d'appel de Chambéry. Elle a promis une «politique pénale empreinte de fermeté envers les auteurs d'infractions de violence, notamment à l'encontre de dépositaires de l'autorité publique». Là encore le dispositif sera «coordonné» avec les procureurs généraux suisses.
Le dispositif global retenu vise «à répondre de façon proportionnée aux risques susceptibles» de toucher ce sommet, a affirmé la préfète de Haute-Savoie, Emmanuelle Dubée. Et de lister «le risque lié au contexte international extrêmement tendu, le risque terroriste, qui reste majeur en France, le risque de sabotage et d'attaque cyber, et celui de trouble à l'ordre public».
Possible manif à Annemasse
Une manifestation de la coalition d'opposants «No-G7» à Annemasse dimanche matin est «encore à l'ordre du jour», a de son côté déclaré à l'AFP lundi soir l'un de ses porte-parole, Thomas Prabonnaud. Une décision devrait être prise «mardi soir».
Ce regroupement d'associations et de syndicats avait renoncé vendredi à l'organisation d'un contre-sommet dans un parc de la ville, évoquant des «conditions d'organisation démentielles et irréalisables» posées par la préfecture.
«Les conditions demandées sont les mêmes que celles demandées à n'importe quel organisateur d'un grand évènement», notamment en matière de sécurité, a répondu lundi Emmanuelle Dubée. (mbr/ats)
