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Ce Suisse a fait une blague qui l'a conduit au pénal

Ce Suisse n'aurait jamais dû faire de blague dans ce centre de vaccination.
Courtételle, la salle d'attente devant le cabinet du médecin du centre de vaccination cantonal du Canton du Jura à l'occasion de l'ouverture en 2021 (image d'illustration).Image: keystone/shutterstock/watson

Ce Suisse a fait une blague qui l'a conduit devant la justice pénale

Une plaisanterie mal placée a conduit un Jurassien devant la justice. Une première fois classée, cette affaire a été ressortie des tiroirs et traitée au pénal. Le jeune homme incriminé risquait gros.
21.09.2023, 15:4721.09.2023, 21:39
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Lundi, une drôle d'histoire était jugée devant le Tribunal pénal du Jura. Les faits incriminés remontaient au cœur de la crise sanitaire, à Courtételle et impliquent: le centre de vaccination, le Service de la santé publique du canton et un Jurassien grognon.

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Courtételle dans le Jura.
Image: watson

Que s'est-il passé? L'accusé, rapporte Le Quotidien Jurassien, s'est retrouvé devant la juge Marjorie Noirat pour avoir déclaré qu’il paierait bien 200 voir 400 francs pour qu’on lui tamponne son certificat de vaccination sans injection. Ce qui a été vu comme une tentative de corruption. La ligne de défense de l'accusé: il a lancé cette phrase, agacé, sur le ton de la plaisanterie et c'était une mauvaise blague.

Affaire enterrée puis déterrée

L'affaire semble être une bagatelle, surtout que notre homme se fera finalement injecter cette fameuse deuxième dose (et même une troisième par la suite). Le cas a néanmoins été signalé au Ministère public une première fois par le centre. L'autorité judiciaire l'a classé sans dénonciation, mais c'est là qu'un autre protagoniste zélé surgit: le Service de la santé publique.

En effet, 48 heures plus tôt, notre homme aurait appelé la hotline de la Confédération et du canton. Stressé et sous antibiotiques, il cherchait à avoir des infos qu'il n'aurait pas obtenues. Il aurait aussi affirmé avoir chopé le virus (ce qui repoussait l'échéance du rappel), mais sans preuve. Assez d'arguments pour que le ministère public se ressaisisse du dossier.

Il risque très, très gros

A partir de ce moment-là, notre homme s'est retrouvé dans une situation compliquée. En effet, «une condamnation pour corruption l’aurait obligé à cesser son activité professionnelle», indique Le Quotidien Jurassien.

L'accusé s'est défendu:

«J’ai relu tout le dossier, je le connais par cœur. Je ne suis pas fier de ce que j’ai écrit. Mais j’ai l’impression qu’on veut me punir pour qui je suis, et non pour ce que j’ai fait»
L'accusésource: Quotidien jurassien

Au final, face aux témoignages incohérents produits par l'accusation et à sa solide défense, il va s'en tirer: «On peut parler de sarcasmes, de railleries mordantes. C’est peut-être condamnable moralement, mais en tout cas pas pénalement», a plaidé son avocat, rapporte le journal jurassien. La juge libère le jeune homme «de toutes les préventions». De son côté, l’Etat devra éponger la facture judiciaire et payer à l'avocat de la défense ses honoraires. L'accusé aura risqué gros pour un simple gag de mauvais goût. (jah)

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Video: watson
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