Suisse
Justice

Condamnés pour un accident de téléski en Valais

Condamnations confirmées après un accident de téléski (image d'illustration).
Condamnations confirmées après un accident de téléski (image d'illustration).Image: Shutterstock

Skieur blessé au crâne en Valais: deux employés de téléski condamnés

Les condamnations de deux collaborateurs d'une station valaisanne pour un accident de téléski survenu en 2016 sont confirmées par le Tribunal fédéral.
28.11.2025, 12:0028.11.2025, 13:53

Le Tribunal fédéral confirme les condamnations à des peines pécuniaires prononcées contre deux employés d'une station valaisanne après un accident au départ d'un téléski. Un skieur belge avait été gravement blessé à la tête par l'enrouleur d'une arbalète.

L'accident était survenu à fin février 2016, en milieu d'après-midi alors que la visibilité était réduite et la météo mauvaise. A la station inférieure d'un téléski «self-service», la victime avait été frappée à la tête par l'enrouleur d'une arbalète. Cet homme, qui mesurait plus de 1,90 mètre et ne portait pas de casque, avait subi une fracture du crâne.

Acquittés en première instance, les deux employés ont été condamnés en avril dernier à des jours-amendes avec sursis pour lésions corporelles simples par négligence. Sur la base de deux expertises, forensique et nivo-météorologique, le Tribunal cantonal valaisan a conclu que la distance entre le niveau de la neige et la hauteur des enrouleurs devait être de 1,92 m. environ dans la zone de saisie des arbalètes.

Selon la règlementation, cette distance aurait dû être d'au moins 2 mètres. En outre, elle devait être vérifiée chaque matin et maintenue à ce minimum en cas de chute de neige durant la journée.

Un ou deux verres de blanc

Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral balaie les critiques des condamnés à l'endroit de la seconde expertise . Il relève que les intéressés n'ont pas requis de clarification ou de complément. En outre, l'expert a privilégié l'hypothèse la plus favorable selon laquelle la zone de départ avait été régulièrement pelletée, version qui a aussi été retenue par la justice valaisanne.

Les juges de Mon Repos ont aussi rejeté l'idée que la capacité d'attention de la victime était réduite au moment de l'accident. Certes, ce trentenaire avait bu un ou deux verres de blanc avec une raclette à midi et fumé un joint avec son groupe d'amis. Mais lors de l'arrivée aux urgences, le personnel n'avait pas constaté d'altération des capacités d'attention.

Enfin, la 2e Cour de droit pénal a écarté l'objection selon laquelle le Belge aurait chuté en voulant saisir une première arbalète, se serait relevé en avant de la zone de départ et aurait été heurté à cet endroit. Cette version ne correspond pas aux témoignages de ses amis.

En outre, elle n'ôte rien au fait que la distance entre la neige et l'enrouleur était insuffisante.

Les plus belles chutes d'enfants à ski (promis, c'est gentil)
Video: watson
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