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Des policiers ont tenté d'étouffer le scandale à Lausanne

Le Syndic de la ville de Lausanne Gregoire Junod s'exprime aux cotes de Pierre-Antoine Hildbrand, conseiller municipal de Lausanne lors d'une conference de presse sur la prise de connaissanc ...
Le syndic lausannois Grégoire Junod aux côtés du conseiller municipal Pierre-Antoine Hildbrand lors de la conférence de presse.Keystone

Des policiers ont tenté d'étouffer le scandale à Lausanne

Une association de policiers a tenté d'empêcher la Municipalité de Lausanne de communiquer lundi, avant les révélations sur les messages discriminatoires sur WhatsApp au sein des forces de l'ordre. Un juge a été saisi.
28.08.2025, 16:5428.08.2025, 17:39
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Nouveau rebondissement dans l'affaire des groupes WhatsApp de la police lausannoise. Comme le révèle 24 heures, l’Association des fonctionnaires de police de Lausanne (AFPL) a tenté de museler la Municipalité avant la conférence de presse explosive de lundi dernier.

Pour rappel, l'exécutif lausannois a annoncé la suspension de quatre agents et la réforme à venir de son corps de police en raison de messages racistes, sexistes et antisémites échangés sur WhatsApp. Ceux-ci ont été révélés dans le cadre de l'enquête lancée après la diffusion par la RTS d'une photo d'un ancien policier s'affichant le pouce levé à côté d'un graffiti en hommage à Mike Ben Peter, décédé après une intervention de police.

Apprenant que la Municipalité allait rendre l'affaire publique, l'AFPL a saisi un juge civil vendredi dernier et déposé une requête de mesures provisionnelles pour l'empêcher de communiquer, relate 24 heures. Demande qui a été rejetée le jour même.

Le président de l'association a confirmé ces informations au quotidien vaudois. Quant à Pierre-Antoine Hildbrand, conseiller municipal de Lausanne en charge de la sécurité, il a déclaré:

«Je n’ai pas à confirmer ces informations, car ces démarches ne relèvent pas de notre volonté»
Pierre-Antoine Hildbrand à 24 heures

Eviter un dégât d'image

L'AFPL n'en est toutefois pas restée là. Dans un communiqué publié dimanche et relayé par 24 heures, elle a pris de court la Municipalité en la critiquant vertement et en annonçant la tenue de sa conférence de presse. L'association y dénonce notamment des «mesures administratives prises de manière hâtive».

«Nous n'avions à ce moment pas connaissance de ce qui allait sortir de la part de la Municipalité», confie à 24 heures le président de l'AFPL pour justifier ce branle-bas de combat. Selon lui, le but était «d'instaurer un dialogue» avec les autorités.

L'association craignait notamment que des policiers soient reconnus. Elle cherchait également à éviter un dégât d'image pour l’ensemble du corps de police.

Municipalité et représentants de l'AFPL se sont finalement rencontrés lundi matin, peu avant la conférence de presse. «Un échange assez vif et nourri, mais qui s'est bien conclu», a résumé le syndic lausannois Grégoire Junod, relayé par 24 heures. (jzs)

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