Prides suisses et faîtières LGBTIQ+ solidaires de Berlin
«Nous sommes profondément bouleversé·e·x·s», affirme Alessandra Widmer, codirectrice de l'Organisation suisse des lesbiennes (LOS), dans un communiqué commun publié lundi. Les différentes organisations expriment «toute (leur) compassion» aux personnes touchées et à leurs proches.
Selon elles, les événements survenus à Berlin «soulèvent non seulement des questions concernant la sécurité des prides en Suisse, mais aussi concernant le sentiment de sécurité de la communauté queer et de ses proches».
Les organisateurs de la Pride de Coire (Khur), prévue dans un mois, se sont ainsi réunis dès dimanche pour discuter des mesures à prendre pour assurer la sécurité des personnes participant à la manifestation. Malgré la multiplication des agressions et des crimes de haine, le nombre de prides continue d'augmenter en Suisse.
Même si elles reconnaissent l'engagement des autorités, les faîtières demandent une politique plus active. «La société et les responsables politiques doivent adopter une position claire, assurer une protection effective et agir avec détermination afin que les personnes LGBTIQ+ puissent vivre partout librement, en sécurité et sans peur», affirment-elles.
Les faîtières réclament également «un plan courageux contre la radicalisation anti-LGBTIQ+». Selon Jann Kraus, membre du comité de Transgender Network Switzerland, le plan d'action adopté en janvier par le Conseil fédéral ne prévoit pas de mesures de prévention suffisantes. (sda/ats)
