Voici pourquoi les Suisses s'embrouillent avec leurs voisins
En Suisse, la principale cause de conflit entre voisins concerne le bruit, selon un sondage. Mais près de la moitié des personnes interrogées n'ont jamais de conflit. Si tel est quand même le cas, les trois quarts des gens s'adressent directement à la personne concernée.
Le bruit représente 45% des causes de conflits, relève un sondage d'Immoscout24 publié lundi. Viennent ensuite l’utilisation de la buanderie à 18% et le tabagisme à 17%, ainsi que la saleté et les déchets dans les espaces communs (16%).
La plupart des conflits liés à l'habitat surviennent le plus souvent au sein du foyer, 30% des gens indiquent en vivre régulièrement. En comparaison, près de la moitié des personnes interrogées (51%) n'ont rarement, voire jamais de conflits avec leurs voisins, tandis que 15% font état de disputes fréquentes. En cas de conflits, 72% des gens s'adressent directement à la personne concernée, selon le sondage.
La communication écrite ou le recours à un tiers, comme le concierge ou le bailleur, sont nettement moins fréquents. Et il est «rare» de recourir à un avocat ou de déménager, selon le communiqué.
Désordre et animaux domestiques
D'après le sondage, les femmes sont presque deux fois plus nombreuses que les hommes à se sentir dérangées par leurs voisins plusieurs fois par semaine. Cette différence se retrouve aussi chez les personnes entre 18 et 44 ans, par rapport aux plus âgées. Les rapports avec le bailleur, le concierge ou les personnes du quartier sont eux «plus harmonieux».
Dans les foyers communs, la plupart des tensions sont dues au désordre, à 47%. Il est suivi par le non-respect des règles (26%), le bruit (23%) et «d’autres formes de manque de considération» (22%). En revanche, ce sondage rejette des clichés populaires liés aux colocations, comme l'occupation trop longue des espaces communs ou le vol de nourriture. Seuls 15% respectivement 9% des sondés sont confrontés à ces problèmes.
Les animaux domestiques peuvent aussi être une source de conflits. C'est davantage le cas dans les zones rurales, avec 13%, tandis que ce problème ne concerne que 9% des conflits en ville. Ce sondage a été mené sur 1264 résidents suisses de 18 à 84 ans, interrogés entre le 12 et le 22 août 2025. (jzs/ats)
