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Marre de la poussière du Sahara? Le froid de retour en Suisse

Il risque de «pleuvoir du sang» en Suisse

Depuis quelques jours, l'air est plein de cette poussière rouge du Sahara. Si le phénomène va toucher à sa fin, ses conséquences sont nombreuses en Suisse comme jusqu'en Amérique du Sud.
08.04.2024, 14:4408.04.2024, 14:51

Ces dernières semaines, les présentateurs météo n'ont eu que ces mots à la bouche: la poussière du Sahara. Depuis des jours, elle nous hante, provoquant une mauvaise visibilité, une lumière jaunâtre et des couches de nuages. C'est particulièrement agaçant en ces premières journées de printemps, qui s'avèrent brumeuses. Voici ce que cela donne sur une carte météo:

So viel Saharastaub erwartet die Schweiz im April 2024.
De l'Afrique du Nord à l'Europe en passant par la Méditerranée: le parcours de la poussière du Sahara.Image: eu/copernicus

Les météorologues s'attendent à ce que le pic provisoire de poussière dans l'air se situe entre lundi après-midi et mardi matin. Seuls les Grisons seront épargnés, comme l'indique MeteoNews dans un communiqué. En plaine, voici à quoi cela va ressembler dans les prochaines heures:

Webcam über La Dôle: Montagmorgen am 8. April
La poussière du Sahara plonge la région de La Dôle (VD) dans une lumière jaunâtre.Image: roundshot/meteonews

Mais cela va bientôt se calmer. La poussière du Sahara va être éliminée par l'air froid qui passera mardi, selon les services météorologiques. Dans l'est de la Suisse, il pourrait même y avoir quelques «pluies de sang». Cette dernières est due à la coloration rougeâtre de la pluie, principalement causée par des précipitations contenant des poussières sahariennes.

Blutregen in der Schweiz wegen Saharastaub
Lorsque la poussière du Sahara et les précipitations se rencontrent, il en résulte des «pluies de sang».Image: meteoschweiz

Que ceux qui en ont marre de cette lumière orangée se réjouissent: à partir de mardi, tout sera fini. En revanche, il fera à nouveau plus froid. Après tout, on ne peut pas tout avoir.

Les effets de la poussière du Sahara

En cas de forte concentration de poussière du Sahara, l'air devient très opaque. La lumière peut même prendre une couleur jaunâtre à orangée. Mais n'ayez crainte, des études ont démontré que la poussière du Sahara est bien plus inoffensive que les particules fines émises par la circulation.

La poussière du Sahara est bien plus nocive pour les glaciers. En effet, si les grains recouvrent les couches de glace, moins de lumière est réfléchie et plus de chaleur est absorbée. Cela entraîne une fonte accrue des glaciers. Les experts craignent donc que le recul des glaciers, qui a été terrible l'année dernière, soit cette année encore plus important que prévu.

Vue de la piste de ski de fond recouverte de sable, ce samedi 6 fevrier 2021 a La Fouly dans le Val Ferret. Le sable du Sahara a visiblement obscurci le ciel a certains endroits en Suisse samedi. Ce p ...
La poussière du Sahara favorise la fonte des neiges, ce qui nuit particulièrement aux glaciers.Image: keystone

La poussière du Sahara est toutefois bénéfique outre-mer. Sans elle, la forêt amazonienne n'existerait pas dans sa forme actuelle. En effet, les minéraux du désert fertilisent le sol de la forêt tropicale, autrement pauvre en substances nutritives. La poussière freine également la formation d'ouragans:

«Le voile de la poussière du Sahara réfléchit et absorbe la lumière du soleil, ce qui refroidit la surface de la mer et prive les ouragans en formation de l'énergie nécessaire. Ainsi, lorsque la poussière du Sahara est abondante, les ouragans puissants sont rares.»

(leo)

Traduit et adapté par Tanja Maeder

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Video: watson
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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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