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La mission spatiale «Smile» prête à décoller

La mission spatiale «Smile» prête à décoller

Le satellite «Smile», développé par l’Agence spatiale européenne et l’Académie chinoise des sciences, doit être lancé le 9 avril pour étudier les tempêtes solaires.
04.04.2026, 10:1804.04.2026, 10:18
Le satellite «Smile», développé par l’Agence spatiale européenne et l’Académie chinoise des sciences, doit être lancé le 9 avril pour étudier les tempêtes solaires.
Des chercheurs suisses ont joué un rôle central, en fournissant des technologies essentielles au télescope embarqué.Image: European Space Agency

La mission spatiale «Smile» est à quelques jours de son lancement. Le 9 avril, le satellite «Smile» va être mis en orbite avec pour mission d'étudier les tempêtes et les vents solaires. A son bord, on trouve de la technologie suisse.

Pour les chercheurs prenant part à la mission, le décollage est un moment particulier. Mieux vaut avoir des nerfs solides. «Lors du départ, je me rendrai de préférence à la cave en attendant que tout soit terminé», relève André Csillaghy de la haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW), interrogé par Keystone-ATS.

Sous sa direction, un consortium suisse a mis au point des logiciels pour la mission ainsi que des pièces essentielles au bon fonctionnement du télescope. «L'envol est un moment grandiose, mais les pensées vont à ce matériel délicat que l'on a fabriqué et qui se trouve dans la fusée alors que tout vibre», note le scientifique.

Pendant huit ans, André Csillaghy et son équipe de la FHNW, ses collègues de l'Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et les employés de l'entreprise suisse KOEGL Space und Space Acoustics ont collaboré et travaillé dans le cadre de cette mission spatiale.

Projet sino-européen

«Smile», acronyme de Solar wind Magnetosphere Ionosphere Link Explorer, est un projet développé conjointement par l'Agence spatiale européenne et l'Académie chinoise des sciences. Il a pour but de mieux comprendre les phénomènes météorologiques de l'espace et peut-être de les anticiper.

La météorologie de l'espace est déterminée par les vents et les tempêtes solaires au cours desquels des particules chargées sont projetées du Soleil. Leur vitesse peut atteindre jusqu'à 2 millions de km/h. En arrivant vers la Terre, elles sont déviées par la magnétosphère, un bouclier protecteur entourant la planète.

Si les particules rencontrent le champ magnétique terrestre, elles ne provoquent pas uniquement des aurores boréales. Elles peuvent aussi endommager les satellites, perturber les systèmes de navigation et avoir même des effets sur le réseau électrique. Ce sont ces phénomènes que «Smile» ambitionne de mesurer.

Pour mener à bien sa mission, le satellite est équipé de quatre instruments scientifiques. Il dispose d'un imageur de rayons X, d'un imageur ultraviolet, d'un analyseur d'ions légers et d'un magnétomètre. La caméra de rayons X devrait pour la première fois pouvoir visualiser le champ magnétique invisible de la Terre.

La Suisse a fourni un apport décisif à cet instrument. La FHNW a ainsi développé, testé et perfectionné, à Windisch (AG), le système de refroidissement du télescope. Des logiciels qui feront fonctionner les équipements ont aussi été mis au point en Suisse, ainsi que des algorithmes pour améliorer la qualité des images. (dal/ats)

On sait s'occuper dans la station spatiale
Video: watson
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