Suisse
Météo

Météo: pourquoi la grêle est si difficile à prévoir en Suisse

Un grêlon, vu de près.
Les chutes de grêle peuvent occasionner de lourds dégâts aux infrastructures, véhicules et exploitations horticoles.Image: Imago

Pourquoi la grêle est si difficile à prévoir en Suisse

En Suisse, la grêle est aussi rare que destructrice et difficile à prévoir. Afin de mieux comprendre le phénomène et d'en anticiper les risques, MétéoSuisse emploie radars et capteurs.
19.05.2026, 18:5519.05.2026, 18:55

Brève, localisée, imprévisible: la grêle est l'un des phénomènes météorologiques les plus ardus à anticiper, comme l'explique MétéoSuisse. Dans le pays, les régions les plus touchées ne sont concernées par ces épisodes intenses que trois ou quatre jours par an au maximum.

La durée des chutes n'est souvent que d'une poignée de minutes, et leur zone d'impact peut se limiter à une surface de quelques centaines de mètres. Ce faisant, une couverture optimale par stations de mesure au sol exigerait plus de quatre millions de capteurs pour couvrir l'ensemble de la Suisse, soit un objectif hors de portée.

Un moyen d'identifier les zones à risques

Une alternative existe cependant: les radars de MétéoSuisse. En effet, chaque grêlon génère un écho particulièrement intense, bien différent de celui produit par les gouttes de pluie. En exploitant ces différences, les radars permettent de localiser les précipitations solides, de suivre la progression des orages et d'en anticiper la trajectoire. Une image de la situation est ainsi diffusée toutes les deux minutes et demie sur l'ensemble du territoire et des régions limitrophes.

Après une vingtaine d'années de données accumulées, une «climatologie de la grêle» a vu le jour. Sous forme de cartes, elle indique la fréquence des épisodes et la taille des grêlons par zone géographique. Ces informations guident les choix de certaines constructions, et permettent notamment aux assureurs d'anticiper les sinistres et de réagir en conséquence.

Cette carte indique le nombre moyen de jours de grêle par kilomètre carré pendant le semestre d'été pour la période 2002-2021. Le Jura, la Suisse centrale et le Tessin de distinguent nettement.
Cette carte indique le nombre moyen de jours de grêle par kilomètre carré pendant le semestre d'été pour la période 2002-2021. Le Jura, la Suisse centrale et le Tessin de distinguent nettement.Image: MétéoSuisse

Des capteurs au sol pour affiner la mesure

Parce que les radars mesurent en altitude (à l'intérieur des nuages) et non directement au niveau du sol, leurs données restent estimatoires, rapporte MétéoSuisse. Un réseau de capteurs automatiques au sol, opérationnel depuis huit ans, vient combler cette lacune. Ces appareils enregistrent chaque impact en mesurant le diamètre et l'énergie cinétique des grêlons.

Concentrés dans les zones les plus exposées, ces capteurs alimentent des projets de recherche menés avec l'EPFL et l'Université de Berne visant à améliorer la détection de la grêle par les radars. La Mobilière, qui a financé l'opération et souhaite approfondir les recherches, s'est engagée à moderniser environ 35 capteurs et à financer trois années supplémentaires d'exploitation. (ysc)

Les chutes de grêle sont très localisées, et donc difficiles à prévoir.
Les chutes de grêle sont très localisées, et donc difficiles à prévoir.Image: Imago
Calme-toi mère Nature
1 / 18
Calme-toi mère Nature
partager sur Facebookpartager sur X
Une tempête de grêle blesse une centaine de personnes
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Cette affaire a fait murmurer le Valais: «Du sang va couler»
Valmir* a comparu devant le tribunal cantonal valaisan dans une affaire digne d’un film policier. Alors qu’il clame son innocence depuis dix ans, la procureure assure qu'il est coupable.
Pendant dix ans, les éléments de cette affaire ont fait bruisser le Valais central de soupçons et de rumeurs. Certains enquêtaient au pied de leurs immeubles où les trafiquants dérangeaient leurs soirées. Ils évoquaient de la coke livrée dans des volumes considérables dans des carrosseries et des garages de la banlieue de Sion, appartenant à des ressortissants des Balkans.

D’autres évoquaient des soirées avec prostituées et cocaïne auxquelles auraient participé quelques huiles du canton et estimaient que si l’affaire n’aboutissait pas, c’est que «tout le monde était mouillé: flics, politiciens et hommes d’affaires». D’autres encore évoquaient une organisation criminelle.
L’article