Cette mini-guêpe fait des miracles
Quand on parle de guêpes, on pense généralement à la guêpe germanique et à la guêpe commune, celles qui, lors des grillades, tentent de nous disputer la viande. La réputation de la guêpe est donc plutôt mauvaise. Le livre de l’entomologiste Siegfried Keller entend précisément réhabiliter la guêpe parasitoïde. Car cet insecte, qui appartient à l’ordre des hyménoptères, est un auxiliaire particulièrement précieux.
Sans elles, les insectes phytophages dévoreraient littéralement les cultures. Heureusement, il existe d'autres ennemis naturels. Les coccinelles, par exemple, éliminent les pucerons. La guêpe parasitoïde, elle, agit différemment: c’est un parasite qui se développe à l’intérieur d’un hôte, qu’il s’agisse d’une chenille, d’une larve, d’un œuf ou d’un insecte adulte. Elle prélève sa nourriture directement sur son hôte.
Dans l’écosystème, les guêpes parasitoïdes, dont la taille varie de 0,14 à 170 millimètres, remplissent une fonction stabilisatrice et contribuent, aux côtés d’autres antagonistes naturels, à un équilibre dynamique. Elles jouent donc également un rôle majeur dans la lutte biologique contre les ravageurs.
En Suisse, l’exemple le plus connu de l’utilisation des guêpes parasitoïdes est la lutte contre la cochenille de San José en Valais. A l’échelle mondiale, le cas le plus célèbre est celui de la lutte contre la cochenille farineuse du manioc en Afrique. Le livre dresse le portrait de nombreuses familles de ces guêpes fascinantes et extrêmement diversifiées, illustrées par des images particulièrement impressionnantes.
>> Siegfried Keller, Hannes Baur: Guêpes parasitoïdes, Editions Haupt (non traduit)
Traduit de l'allemand
