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Covid-19

Omicron: des chercheurs de l'EPFL font une avancée notable

Omicron: des chercheurs de l'EPFL font une avancée notable

Des super microscopes de l'EPFL, à Lausanne, tentent de percer les mystères d'Omicron. Leur travail pourrait permettre de comprendre les mécanismes par lesquels ce nouveau variant du coronavirus échappe aux vaccins et aux anticorps.
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30.12.2021, 10:4730.12.2021, 21:20

Depuis quelques semaines, Lausanne héberge des microscopes électroniques parmi les plus puissants du monde. Ils sont rassemblés au sein du Dubochet Center for Imaging (DCI), qui regroupe aussi des chercheurs des universités de Lausanne (Unil) et de Genève (Unige). «Nous avons établi une image précise de la structure de la protéine Spike du variant Omicron du Sars-CoV-2», déclare Henning Stahlberg, qui a installé le DCI sur le campus lausannois de l'Ecole polytechnique fédérale (EPF).

Mais qu'est-ce qu'une protéine Spike?
La protéine Spike est la protéine fixée à la surface du coronavirus et qui permet à celui-ci de pénétrer dans une cellule humaine afin de s'y multiplier. Ce qui entraîne alors l'apparition de la maladie.
vaccination-info.eu

Le Centre Dubochet, du nom du prix Nobel de chimie 2017, a déjà réalisé, il y a quelques semaines, l'image la plus précise à ce jour qui illustre chaque atome de la protéine Spike du virus original. De cette manière, il est possible d'observer «avec précision quelles modifications dues à Omicron peuvent expliquer que ce variant échappe totalement au vaccin d'Astrazeneca, et partiellement à celui de Pfizer», précise Henning Stahlberg.

Un potentiel «extraordinaire»

Grâce aux images de microscopie électronique à haute résolution, les scientifiques peuvent améliorer leur compréhension de la manière dont la protéine Spike modifiée se lie aux récepteurs cellulaires ACE2, ce qui permet au virus de pénétrer dans les cellules humaines. Ces connaissances pourraient se révéler de précieux alliés dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 et ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques, relève l'EPFL.

«Obtenir la structure de la Spike d'Omicron moins d’un mois après que ce variant a été identifié, c'est comme atterrir sur une planète dans les semaines suivant sa première observation au télescope», illustre Didier Trono. «Le potentiel de cette technologie est tout simplement extraordinaire», souligne-t-il.

L'EPFL précise néanmoins que ces premiers résultats n'ont pas encore été revus par d'autres scientifiques. Ils ont été mis à disposition sur un site open source (bioRxiv.org). Les scientifiques du monde entier peuvent désormais s'en emparer pour mener des recherches sur les interactions du nouveau variant avec les diverses molécules thérapeutiques existantes. (ats/mndl)

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