L'implantation d'antennes d'Elon Musk inquiète des élus valaisans
Un postulat demande que le gouvernement valaisan étudie un renforcement des capacités cantonales et citoyennes d'action et de contrôle dans le cadre du projet d'Elon Musk.
Des députés socialistes et du groupe Centre social-libéral (NEO) ont adressé plusieurs demandes au Conseil d'Etat afin qu'il identifie les leviers juridiques, politiques et administratifs dont dispose le Canton pour intervenir dans des projets d'implantation d'infrastructures numériques critiques, même lorsque ceux-ci relèvent en partie de compétences fédérales.
Ces élus attendent du gouvernement qu'il analyse les possibilités de participations citoyennes, notamment par des procédures de consultation publique, d'information préalable ou de recours, afin de garantir «une gouvernance démocratique des projets technologiques sensibles.»
Pour une stratégie cantonale
En collaboration avec la Confédération, «le Conseil d'Etat doit évaluer les risques liés à la souveraineté numérique, à la sécurité des données et à la dépendance à des opérateurs étrangers, et proposer des mécanismes cantonaux de contrôle ou de conditionnement des autorisations», ajoutent les postulants.
Les parlementaires attendent encore du gouvernement qu'il «étudie les impacts énergétiques et environnementaux de cette infrastructure, et qu'il clarifie la marche à suivre en cas de pénurie sur le réseau.» Enfin, qu'il propose une stratégie cantonale permettant d'encadrer l'implantation de stations satellitaires, en Valais.
Ces 40 antennes à dôme de type LEO (Low Earth Orbit, orbite terrestre basse), hautes d’environ 2,50 mètres, doivent former les éléments d'une future station terrestre du réseau satellitaire Starlink, développé par SpaceX. Il s'agirait de l'une des plus grandes enceintes du genre en Europe.
Le postulat a cependant été nettement refusé mardi après-midi par 91 non contre 31 oui. Il est donc classé. (fnt/ats)
