La moitié des officiers supérieurs de l'armée suisse pourraient être renvoyés
Martin Pfister, le conseiller fédéral chargé du Département de la défense, de la population et des sports (DDPS), veut rendre la direction de l’armée plus efficace. Plusieurs postes au plus haut niveau devraient être supprimés, rapporte le Sonntagsblick.
Le DDPS a confirmé au journal que l’armée devait être «en raison de la détérioration de la situation géopolitique» résolument orientée vers la défense.
De nombreux postes d’officiers supérieurs pourraient à l’avenir être occupés par des membres de l’armée au grade de colonel.
Ceux-ci reprendraient ainsi des tâches qui étaient jusqu’ici assurées par des officiers d’état-major de rang inférieur. Selon le Sonntagsblick, le DDPS parle de «trop de chefs et pas assez d’Indiens».
Les critiques concernant l'inefficacité et les doublons au sein de l’armée ne sont pas nouvelles, en particulier au niveau des dirigeants. Mais la réduction de personnel jusqu’à 50% voulue par Martin Pfister ne trouverait, sans grande surprise, guère de soutien auprès de la hiérarchie militaire.
En contrepartie, les 52 brigadiers, divisionnaires et commandants de corps ont proposé une réduction limitée à 15% au niveau de l’état-major. Une proposition jugée insuffisante par Martin Pfister, explique le média.
Le Secrétariat d’État à la politique de sécurité est concerné par des débats similaires. Il existe ainsi des doublons au sein du secrétariat et de la division des relations internationales du DDPS.
Le poste de Pälvi Pulli, suppléante du secrétaire d’État Christoph Mäder et depuis des années l’une des hautes responsables du DDPS, serait ainsi également remis en question. (con/cpf, trad. joe)
