Suisse
Politique

Les Vert-e-s veulent un siège au Conseil fédéral, selon Mazzone

Lisa Mazzone avait annonc
Lisa Mazzone appelle son parti à ne pas être dans l'opposition.Keystone

Les Vert-e-s veulent un siège au Conseil fédéral

Dans une interview accordée à la NZZ, Lisa Mazzone expose les ambitions des Verts-e-s alors qu'elle s'apprête à endosser la présidence du parti.
04.04.2024, 06:5904.04.2024, 06:59

L'ancienne conseillère aux Etats genevoise Lisa Mazzone, seule candidate à la présidence des Vert-e-s, ne veut pas que le parti soit dans l'opposition, malgré le recul des thèmes environnementaux. «En Suisse, il n'y a pas de gouvernement ou d'opposition», dit-elle.

«Cette vision binaire est fausse», ajoute Lisa Mazzone dans un entretien publié jeudi par la Neue Zürcher Zeitung (NZZ). La formation écologiste doit utiliser tous les instruments politiques, y compris les initiatives populaires et les référendums, poursuit-elle. «Si on se contente d'être en colère, on n'obtient rien».

N'étant plus aux chambres fédérales après sa non-réélection en octobre 2023, Lisa Mazzone entend multiplier les déplacements en Suisse en cas d'élection à la tête du parti, à l'instar du ministre allemand de l'économie Robert Habeck, qui ne siégeait pas non plus au Parlement à l'époque où il était président des Verts.

Elle indique s'être entretenue avec Habeck au cours des derniers mois.

«C'était intéressant d'entendre à quel point il était important pour lui d'entrer en contact avec de nombreuses personnes. En Suisse, il est encore plus facile de voyager à travers le pays.»
Lisa Mazzone

Un siège au Conseil fédéral

Comme le président sortant des Vert-e-s Balthasar Glättli, Lisa Mazzone souhaite obtenir un siège pour les écologistes au Conseil fédéral.

«Nous voulons entrer au Conseil fédéral»
Lisa Mazzone

Ne pas demander un siège avec 10% de l'électorat serait «tout simplement un refus de responsabilité», ajoute-t-elle.

Elle n'exclut pas de prendre un siège aux socialistes. «Sur le fond, le PS est notre partenaire le plus important, mais dès qu'il s'agit de pouvoir, nous devons regarder pour nous».

Après l'élection du Conseil fédéral en décembre et le refus du PS de soutenir l'attaque des Vert-e-s contre le siège du conseiller fédéral PLR Ignazio Cassis, M. Glättli avait déjà pris ses distances avec les socialistes. «Nous ne devons plus rien au PS», avait-il déclaré dans la presse. «Nous devons désormais regarder pour nous-mêmes». (sda/ats/svp)

La première grève féministe de Suisse le 14 juin 1991
1 / 12
La première grève féministe de Suisse le 14 juin 1991
La première grève des femmes* de Suisse avait impliqué plus de 500 000 femmes à travers le pays.
source: keystone
partager sur Facebookpartager sur X
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
3 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
3
Ce business discret qui fait casquer les détenus en Suisse
En Suisse, des détenus dénoncent le coût élevé des appels téléphoniques. Une enquête de watson révèle un système opaque, dont personne ne semble vraiment assumer la responsabilité – alors qu’au final, il concerne aussi les contribuables.
Le soir tombe. Manuel Metz souhaite bonne nuit à ses enfants. Ceux-ci lui racontent leur journée: ce qu’ils ont fait à l’accueil parascolaire, s’ils ont joué avec des amis, ce qu’ils ont mangé. Puis vient le moment de raccrocher – et soudain, ils sont loin. Très loin. Entre eux, il y a des murs épais: Manuel est en prison. Il purge une peine de cinq ans à la prison de Bostadel, dans le canton de Zoug. Cet appel de 30 minutes lui a coûté près de huit francs.
L’article