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Les opposants à la loi Covid-19 dénoncent un «apartheid sanitaire»

Les opposants à la loi Covid-19 dénoncent un «apartheid sanitaire»

Les groupes s'opposant à la loi Covid ont lancé leur campagne pour la votation de novembre.
Les groupes s'opposant à la loi Covid ont lancé leur campagne pour la votation de novembre.Image: sda
Les opposants à la loi Covid-19 ont lancé leur campagne pour la votation de novembre. Très remontés, ils ont dénoncé un «apartheid sanitaire» qui divise la société.
12.10.2021, 13:0512.10.2021, 17:37

Ils pèsent leurs mots, les opposants à la loi Covid. Après avoir parlé de «dictature sanitaire», ils ont choisi une autre métaphore imagée pour désigner le texte sur lequel le peuple votera en novembre. Selon eux, la loi Covid-19 créera un fossé sociétal en Suisse, entre personnes disposant d'un certificat et les autres.

De quoi on parle?

La loi Covid-19 avait été approuvée à 60% en mars. Quelques mois plus tard, les Suisses sont de nouveau appelés à s'exprimer sur le texte. Ou plutôt sur ses modifications.

Principal sujet de controverse: Le certificat Covid, dont les bases légales ont été posées au printemps. Son utilisation et son extension dans la vie quotidienne sont en revanche de la compétence du Conseil fédéral. Il peut aussi décider de ne pas en faire usage.

Le Conseil fédéral a «dépassé les bornes»

Les adaptations apportées au texte voté au mois de mars ont particulièrement énervé plusieurs associations:

  • Les Amis de la Constitution.
  • Le Réseau choix vaccinal.
  • L'Alliance des cantons primitifs.
  • La Coupe est pleine.

«Le 8 septembre, le Conseil fédéral a largement dépassé les bornes en élargissant le certificat à tous les lieux de loisirs, de culture et de formation», a dénoncé Michelle Cailler, porte-parole des Amis de la Constitution.

«Le Conseil fédéral a homologué la ségrégation dans notre pays»
Michelle Cailler

«Le certificat désavantage deux millions de personnes», a complété Sandro Meier, du comité directeur de l'association.

Seules les personnes vaccinées peuvent aller au stade. Les employeurs peuvent quant à eux demander à leurs salariés non vaccinés de rester à la maison, alors que les vaccinés peuvent travailler sur place.

Michelle Cailler s'insurge quant à elle contre un «apartheid sanitaire». Le certificat instaure en outre une «obligation vaccinale déguisée», d'autant plus flagrante que les tests sont désormais devenus payants. «On essaie de contraindre la population par le porte-monnaie.»

Pour rappel, la vaccination reste facultative en Suisse.

Les opposants dénoncent une surveillance de masse

Les opposants au texte dénoncent également une «surveillance de masse électronique», comparable à ce qu'il se passe en Chine. Pour le porte-parole de l'Alliance des cantons primitifs Josef Ender, le manque de protection des données est particulièrement inquiétant.

Le gouvernement riposte

Ces arguments sont déjà réfutés par le gouvernement, pour lequel la loi Covid-19 reste le principal instrument de lutte contre les conséquences sociales et économiques de la pandémie. Plusieurs aides financières ont été étendues avec les modifications de mars, a-t-il ajouté.

Quant au certificat sanitaire, il a permis à la population de retrouver une vie sociale aussi normale que possible. Tous les partis politiques, à l'exception de l'UDC, le soutiennent. Sans lui, la seule alternative serait de fermer à nouveau des secteurs entiers et restreindre les activités sociales.

Si le référendum est accepté en novembre, plus aucun certificat ne pourra être émis à partir du 19 mars 2022. Toutes les autres adaptations de mars tomberont également à cette date. Les autres mesures contenues dans la loi Covid-19 seraient maintenues. Tout comme les mesures de lutte se basant sur la loi sur les épidémies, telles que le port du masque ou les fermetures de commerce. (ats/mbr)

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