Fathi Derder, figure marquante du journalisme et de la politique en Suisse romande, s’est éteint samedi soir à l’âge de 54 ans, a annoncé sa famille lundi, rapporte la RTS. Ancien conseiller national PLR, il a marqué de son empreinte aussi bien le paysage médiatique que politique.
Fathi Derder a occupé le poste de rédacteur en chef adjoint de l’Info à la Radio Suisse Romande pendant onze ans, de 1998 à 2009. Cette année-là, il reçoit le titre de meilleur journaliste de Suisse romande décerné par la revue Schweizer Journalist. Cette même année, il quitte le média public pour prendre les rênes de La Télé en tant que rédacteur en chef, un poste qu’il occupera jusqu’en 2011.
En 2011, Fathi Derder décide de se lancer en politique et est élu au Conseil national sous la bannière du Parti libéral-radical vaudois. Pendant deux législatures, jusqu’en 2019, il siège à Berne, où il se distingue par son engagement en faveur de l’innovation et des médias.
A l’automne 2022, il a fait son retour à la RTS en coanimant avec Claire Mudry l’émission Drôle d’époque sur RTS Première. Un an plus tard, et jusqu’en juillet dernier, il a assuré la coproduction de l’émission Le Grand Soir.
Parmi les réactions à son décès, son ancien camarade de parti, le conseiller fédéral Ignazio Cassis, a fait état d'une «profonde tristesse». Fathi Derder, «une voix chaleureuse que j'écoutais à la radio, une personnalité libre et passionnée que j'ai eu le plaisir de côtoyer au Conseil national», a écrit le Tessinois sur X.
Fathi Derder, une voix chaleureuse que j’écoutais à la radio, une personnalité libre et passionnée que j’ai eu le plaisir de côtoyer au Conseil national.
— Ignazio Cassis (@ignaziocassis) January 27, 2025
C’est avec une profonde tristesse que j’apprends sa disparition.
Mes pensées vont à ses proches. pic.twitter.com/72JvbVoPwO
L'émission Forum lui a aussi rendu hommage lundi soir, notamment avec Olivier Français, l'ancien conseiller aux Etats vaudois, lui aussi PLR. Il s'est souvenu «d'un homme libre» qui s'est «senti un peu dans un carcan» au Parlement fédéral. Malgré tout, il n'a «jamais eu peur de lancer de nouvelles idées et de les défendre», a-t-il dit.
Ses collèges de radio Simon Matthey-Doret et Jean-Marc Richard ont, eux, parlé «d'une bête de radio» et de son «amour du micro». Ils ont décrit «un homme complètement hors normes», dont «le cerveau allait toujours plus vite que le nôtre»(jah/max)