Le PLR a engagé un homme de l'ombre de renom en vue des élections 2027
Samedi, à Soleure, le Parti libéral-radical (PLR) avait déjà les yeux tournés vers les élections d’octobre 2027. Le responsable de la campagne du parti, le conseiller aux Etats Damian Müller, a réservé une surprise aux délégués. Le PLR s’est attaché les services du publicitaire bien connu David Schärer.
David Schärer et sa collaboratrice Laura Zimmermann avaient récemment obtenu un mandat du comité contre l’initiative pour une Suisse à 10 millions. Les deux publicitaires avaient également conçu la campagne contre la baisse de la redevance SSR, un projet a été nettement rejeté en mars dernier.
David Schärer avait également conseillé Operation Libero, alors que Laura Zimmermann dirigeait l’l'organisation militante avec Flavia Kleiner. L’équipe avait remporté tous les combats qu’elle avait menés dans le cadre de votations.
La Suisse qui se lève tôt
David Schärer a déclaré dans son allocution devant les délégués que les perspectives pour le PLR n'étaient pas mauvaises. Dans les périodes difficiles, il faut miser sur des forces qui ont fait leurs preuves. «Sans le PLR, le pays irait plus mal», tel est ce message que le parti et son nouveau communiquant veulent mettre en avant.
Le publicitaire a ensuite montré des affiches et de courts films prévus pour la campagne électorale de 2027. Au premier plan figuraient des personnes qui s’engagent pour le parti. Le PLR est celui de «tous ceux qui règlent leur réveil», un motif récurent des libéraux-radicaux.
Voici donc des slogans possibles pour les affiches:
La coprésidente du parti, Susanne Vincenz-Stauffacher, a repris cette idée de «parti des actifs» dans son discours. Elle a accusé les autres formations politiques d’empêcher ou de détruire la prospérité du pays.
Selon elle, la gauche a voulu un impôt élevé sur les successions et combattu l’abolition de la valeur locative. Le Centre, lui, a maintenu malgré sa défaite sur l’imposition individuelle son initiative sur l’imposition des couples mariés. Cela pourrait, de manière absurde, conduire à l’application de systèmes fiscaux différents au niveau de la Confédération et des cantons, a lancé Susanne Vincenz-Stauffacher.
Dans ses critiques, la coprésidente n’a pas épargné non plus l’UDC. Le parti agrarien s’est opposé à l’accord de libre-échange avec les Etats sud-américains du Mercosur. Or, l’UDC souligne constamment que la Suisse n’a pas besoin d’accords bilatéraux avec l’Union européenne et devrait plutôt conclure davantage d’accords avec des Etats tiers.
Il faut mieux faire
De son côté, le coprésident Benjamin Mühlemann a souligné que le PLR avait présenté des propositions concrètes pour mieux exploiter le potentiel de main-d’œuvre qualifiée en Suisse, et donc aussi pour lutter contre une immigration trop élevée vers le pays.
Benjamin Mühlemann a également reconnu que les résultats électoraux du parti dans les cantons n’étaient pas satisfaisants. Selon lui, il faudra inverser la tendance en vue des élections nationales d’octobre 2027.
Dans la chaleur étouffante de la Rythalle de Soleure, les délégués du PLR ont finalement recommandé de rejeter l’initiative sur la neutralité de Christoph Blocher. Le résultat a été presque unanime, mais les voix n’ont pas été comptées. Il faisait probablement trop chaud.
Traduit de l'allemand par Joel Espi
