Le PLR lance sa campagne pour les élections fédérales de 2027
Lors de son assemblée des délégués à Soleure, le PLR a lancé samedi sa campagne en vue des élections au Conseil national et au Conseil des Etats de 2027. A cette occasion, le parti s'est doté d'une nouvelle identité visuelle: bleu plus vif et logo épuré.
«Nous voulons ni plus ni moins que créer les conditions nécessaires pour construire la Suisse de demain», a souligné la coprésidente Susanne Vincenz-Stauffacher, lors de son discours bilingue prononcé à la Rythalle de Soleure. Les obstacles à la prospérité en Suisse sont partout de la gauche à la droite, a ajouté la conseillère nationale.
Le coprésident et conseiller aux Etats Benjamin Mühlemann a abondé dans ce sens. Les propositions du PLR sont sur la table depuis longtemps: une meilleure utilisation de la main-d’œuvre qualifiée nationale, moins de bureaucratie ou encore une numérisation plus efficace. Ce qui manque, c’est «la volonté politique de mettre enfin en œuvre ces mesures».
«La Suisse se réveille»
Le clip de campagne, diffusé pour la première fois samedi, est placé sous la devise «La Suisse se réveille». Il montre des personnes prenant «leurs responsabilités pour contribuer au succès de la Suisse». Il sera diffusé dans tout le pays cet été.
Le conseiller aux Etats Damian Müller est le directeur de campagne pour les élections du 24 octobre 2027. Les défis actuels et à venir sont clairs, a-t-il déclaré. Et de lister la pénurie de logements, les primes d’assurance maladie élevées, l'approvisionnement en électricité sûr, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.
Le PLR s'est fixé trois thèmes principaux: travail, sécurité et infrastructures. L'emploi doit être rémunérateur, selon le parti. «Nous refusons d’infliger de nouveaux impôts et taxes à la population comme l’exigent la gauche et le Centre.»
La sécurité implique que la Suisse s'engage à mieux lutter contre la violence et recommence à investir dans l'armée. Quant aux infrastructures, la Suisse doit retrouver la volonté de construire des tunnels, des barrages et des logements, selon le PLR.
Non à l'initiative sur la neutralité
Lors de son assemblée, le PLR s'est prononcé contre l'initiative sur la neutralité, au programme des votations du 27 septembre prochain.
L'initiative populaire «Sauvegarder la neutralité suisse», déposée par Pro Suisse et des membres de l'UDC, veut qualifier la neutralité helvétique de «perpétuelle et armée».
Elle vise également à interdire à la Suisse de coopérer à l’avenir avec l’OTAN sur le plan technique ou d’appliquer des sanctions à l’encontre des parties belligérantes. C’est pourquoi le conseiller national de Soleure Simon Michel l'a qualifié de «tromperie» avant le vote.
Le conseiller fédéral Ignazio Cassis s’est, lui aussi, clairement prononcé contre l’initiative dans son discours. «Notre neutralité fonctionne. Nous n’avons pas besoin de la modifier.» Selon lui, la Constitution ne doit pas être «alourdie par des formulations qui apportent davantage d’incertitude que de clarté».
Révision de la loi sur le matériel de guerre
Le PLR a également largement donné son feu vert à la révision de la loi sur le matériel de guerre. L'ancien chef de l'armée et membre du PLR Thomas Süssli a plaidé pour le «oui». L'ancienne loi a isolé et affaibli la Suisse, a déclaré M. Süssli à Soleure. «Plusieurs pays ne souhaitent plus acheter de matériel de guerre.» Or, la Suisse est à la pointe dans le domaine des drones. Des dizaines de start-ups en tirent leurs revenus.
Aujourd’hui, les pays ne sont pas autorisés à céder à un allié impliqué dans un conflit des armes qu’ils ont achetées en Suisse. La révision de la loi vise à changer cela. Une alliance regroupant notamment le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), le PS et les Vert-e-s ont lancé le référendum. (tib/ats)
