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Leonore Porchet, GP-VD, hoert einem Votum zu, ihre Schutzmaske haengt an der Plexiglasscheibe, an der Herbstsession der Eidgenoessischen Raete, am Mittwoch, 9. September 2020 im Nationalrat in Bern. Aufgrund der Krise um die Pandemie des Coronavirus, Covid-19 wurden die Pulte der Parlamentsmitglieder mit Plexiglas Scheiben eingerahmt. (KEYSTONE/Alessandro della Valle)

Léonore Porchet, conseillère nationale (Verts/VD) Image: KEYSTONE

Les Verts se taisent pour être entendus sur le Covid

Sièges vides chez les Verts ce matin au Conseil national. La chambre débattait en express d’une déclaration sommant le gouvernement d’assouplir les mesures. Quelle mouche les a piqués?



Mercredi matin les élus Verts ont voté, certes, mais ont préféré boycotter les débats. Ils portaient sur une déclaration au Conseil fédéral demandant un assouplissement plus rapide des mesures Covid. Une action politique plutôt rare. Au bout du fil, Léonore Porchet nous donne quelques éléments de réponse.

«Ce que nous déplorons, c’est qu’il y a une utilisation du Parlement pour mettre en scène une position populiste. C’est une prise en otage du Conseil national. Il y a eu 30 minutes de débat ce matin pour que des partis majoritaires au Parlement décident à la place du Conseil fédéral où ces mêmes partis sont là aussi majoritaires. Ils veulent décider quand s’arrête la pandémie et, selon nous, ce n’est pas une bonne politique de santé que de travailler comme cela. »

Léonore Porchet, conseillère nationale (VD)

Léonore Porchet, vous considérez donc cette déclaration comme un acte non constructif, mais est-ce que ne pas participer au débat est une idée constructive?
Nous avons regagné la salle pour voter contre cette déclaration. Nous avons donc fait l’acte pour lequel nous sommes élus. Nous ne souhaitons simplement pas être pris en otage et participer à cette mise en scène. C’est le débat concret sur la loi Covid qui compte.

Son tweet a le mérite d’être clair

Qu’est-ce que votre action dit de l’ambiance actuelle à Berne?
C’est une réponse au retour de la politique partisane de certaines formations. Il y avait une union sacrée au début de la pandémie (mars-avril 2020), c’est désormais terminé et nous regrettons que certains veuilent gérer la crise selon des considérations partisanes.

Evidemment, ça gueule à droite

Parmi les partis bourgeois, le boycott écologiste n’est pas passé inaperçu. «Est-ce qu’on peut se payer le luxe d’être élu du peuple et boycotter les débats?», s’interroge Benjamin Roduit (PDC/VS). «C’est un processus peu démocratique, que nous ne cautionnons pas.»

Si l’élu se dit irrité sur la forme (le boycott), il est aussi irrité sur le fond, et cela plus globalement. «On doit montrer l’exemple en tant qu’élu. Par contre, sur le fond, le jeu politique qui se déroule ces jours à Berne se fait sur le dos de ceux qui souffrent de la crise», lance Benjamin Roduit, pensant particulièrement aux milieux de la culture, de la restauration ou du tourisme.

La conseillère nationale Jacqueline de Quattro pas très contente non plus

Une chose est certaine: la scène de ce matin illustre les multiples tensions qu’il y a ces jours à Berne. Au sein du Conseil fédéral, entre le Conseil fédéral et le Parlement, entre les fronts de ce même parlement, etc. Sans parler de la population…

«Une majorité de la droite adopte un discours d’opposition»

Benjamin Roduit

«Le problème, assure Benjamin Roduit, c’est que le Conseil fédéral fait la sourde oreille à toutes les demandes qu’il reçoit. Les membres du gouvernement sont critiqués par leur propre parti. Une majorité de droite au Parlement adopte un discours d’opposition.»

Les résultats du vote

Bild

Image: parlement.ch

Ces prochains jours, les élus se prononceront (entre autres) sur l’inscription dans la loi Covid l’ouverture des restaurants au 22 mars prochain. La guerre n’est pas finie. Elle reprend d’ailleurs jeudi matin au Conseil des Etats.

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