«Je suis contre l'usage imbécile des feux d'artifice»
Le 29 novembre prochain, le menu des votations fédérales s'annonce chargé: quatre sujets sont soumis au peuple. Parmi les sujets plus institutionnels — rente AVS, fiscalité du mariage — un vote littéralement explosif se démarque: l'interdiction de la vente et de l'utilisation des feux d'artifice pour les particuliers.
Le texte prévoit toutefois des exceptions. Pour les spectacles publics, tout d'abord: pas question de faire une croix sur les fameux feux du 1er août préparés par les communes. De même pour Nouvel-an. De plus, les engins pyrotechniques non détonants resteront autorisés. On parle par exemple des «vésuves», ces cônes qui envoient une grande quantité de flammes colorées dans l'air.
Bien-être animal contre sens de la fête
Plusieurs arguments pour sont avancés. Les principaux sont la protection de l'environnement et l'attention accordée aux animaux. Car nos amis à quatre pattes, qu'ils soient domestiques, de rente ou sauvages, craignent particulièrement les fortes détonations.
Pour les opposants, les feux d'artifice doivent continuer à contribuer à un certain sens de la fête. Une interdiction privée empiète trop sur les libertés individuelles. C'est aussi l'avis du Conseil fédéral et du Parlement, qui se sont prononcés contre, jugeant que la législation actuelle est suffisante et que des interdictions sont déjà prononcées pour diverses raisons, notamment de sécheresse.
Cette initiative est pour l'heure donnée gagnante selon les sondages. Alors, team animaux ou team fête? Ou les deux? Qu'en pense la population suisse? On est allé faire un tour à Lausanne, pour demander l'avis des passants.
