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Initiative sur la neutralité: Blocher reconnaît déjà sa défaite

Christoph Blocher a expliqué dans une interview pourquoi il avait été difficile, dès le départ, de rendre l’initiative sur la neutralité populaire. Il ne veut pas être considéré comme un ami de Poutin ...
Le fondateur de l'UDC ne veut pas être considéré comme un ami de Poutine.Image: Suisse

Initiative sur la neutralité: Blocher reconnaît déjà sa défaite

Christoph Blocher a expliqué dans une interview pourquoi il avait été difficile, dès le départ, de rendre l’initiative sur la neutralité populaire. Il ne veut pas être considéré comme un ami de Poutine.
20.09.2026, 18:5420.09.2026, 18:54
Reto Heimann / watson.ch

«Je savais dès le départ que, pour l’initiative sur la neutralité, la probabilité de perdre était plus grande que celle de gagner. Pas besoin d’être devin pour le savoir». C’est ce qu’affirme Christoph Blocher, figure historique de l’Union démocratique du centre (UDC), dans une interview accordée à la Sonntagszeitung.

A une semaine de la votation, Christoph Blocher reconnaît ainsi déjà la défaite qui se profile. Selon les derniers sondages, seul environ un tiers des votants souhaite encore accepter le texte, qui réclame une interprétation stricte de la neutralité armée.

En Suisse, «on n’a plus conscience de ce que représentent l’horreur des guerres, leurs causes et la prévention des conflits par un petit Etat comme la Suisse», affirme le tribun zurichois. C’est pourquoi il aurait été difficile de faire comprendre à la population les objectifs de l’initiative.

Blocher respectera le résultat

Christoph Blocher qualifie de «dénigrement» le fait que ses adversaires le présentent comme quelqu’un de complaisant envers Vladimir Poutine. Il comprend en revanche que la Suisse sympathise avec l’Ukraine et déclare à la «Sonntagszeitung»:

«Quand un grand pays en attaque un plus faible, quand on est Suisse, on se range du côté de l’agressé!»

L'ancien ministre de désormais 85 ans affirme qu’il acceptera le résultat de la votation et qu’il l’observera de près. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis aurait promis que la Suisse resterait neutre. Christoph Blocher affirme:

«Si le Conseil fédéral ne s’y tient pas et veut, par exemple, conclure des alliances militaires, nous redeviendrons actifs»

(adapt. dal)

Lorde au bord de l'Aar avant son concert au Gurten
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Lorde au bord de l'Aar avant son concert au Gurten

Lorde incognito au bord de l’Aar.

source: instagram/lorde
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L'initative sur la neutralité expliquée
Video: watson
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