Mathias Reynard a rencontré l'ambassadeur d'Italie en Suisse
L’échange, qui s’est tenu vendredi après-midi, a duré moins d’une heure. Peu après, l’ambassadeur a indiqué aux agences de presse de la Péninsule que les discussions ont porté sur les copies de factures envoyées la semaine dernière à des familles italiennes par l’Hôpital du Valais.
Cet envoi avait suscité un «choc» auprès des concernés et une incompréhension sur «qui paiera» ces montants. Contacté par Keystone-ATS, Mathias Reynard a affirmé, comme l'avait déjà fait le canton plus tôt, que «les patients n’auront rien à payer.»
«Les assurances au niveau international dépendent de réglementations européennes, qui ne relèvent pas de la compétence du canton du Valais», a-t-il poursuivi.
Factures transmises à la LAMal
Et d'ajouter: «le Valais paiera via son centre LAVI les frais non couverts par les assurances, car tout ce qui compte pour nous, c’est que les familles n’aient rien à payer. Les autres questions sortent du champ de compétence du canton.»
Plus tôt dans la semaine, les autorités valaisannes avaient déjà souhaité dissiper les incompréhensions survenues à la suite de l'envoi des documents. Concrètement, les trois factures concernées ont été transmises à l'institution commune LAMal, (structure en Suisse qui gère les frais médicaux au niveau international), afin de déterminer avec les assurances italiennes (et/ou la structure de liaison internationale italienne), quelle assurance prend en charge quelle prestation.
Les deux hommes s'étaient d'ailleurs déjà entretenus à ce sujet lors d'un entretien téléphonique lundi soir.
Pas une nouvelle crise
Dans une interview accordée à Canal 9 jeudi, un peu plus de 100 jours après les événements, Gian Lorenzo Cornado est revenu sur l'affaire. Il a indiqué que l'envoi des copies de factures ne constituait «absolument pas» une nouvelle crise entre les deux pays.
Il a évoqué un «choc émotionnel» pour les familles concernées, tout en soulignant que cette pratique n’est pas habituelle en Italie.
L'affaire des copies de factures n'est pas la première incompréhension à survenir entre la Suisse et l'Italie. Rome avait rappelé son ambassadeur le 24 janvier, pour marquer sa désapprobation sur l'enquête menée par les autorités valaisannes sur le drame de Crans-Montana et notamment sur la libération de Jacques Moretti le 23 janvier.
Discussions et collaboration
A la mi-février, les autorités pénales italiennes et valaisannes se sont finalement mises d'accord sur une coordination renforcée afin d'élucider les détails de la tragédie. Le 25 mars dernier, un procureur italien accompagné d'enquêteurs s'est rendu en Valais durant deux jours pour prendre connaissance du dossier d'enquête.
Gian Lorenzo Cornado est finalement revenu en Suisse le 6 avril. Son retour avait pour objectif de «vérifier de près l'efficacité de la collaboration mise en place.»
L'incendie du bar Le Constellation a fait 41 morts et 115 blessés. Six victimes sont italiennes, auxquelles s’ajoute une dizaine de blessés. (sda/ats)
