Les victimes de Crans-Montana n'auront pas droit à cette exception
Des familles vaudoises en avaient fait la demande aux autorités cantonales, certaines étaient même remontées jusqu'au président de la Confédération Guy Parmelin. Mais en vain: selon Le Temps, les étudiants touchés par la tragédie de Crans-Montana ne décrocheront pas leur diplôme sans passer par la case examens.
Le journal romand rappelle qu'avec 21 élèves, le canton de Vaud est celui qui compte le plus grand nombre de jeunes scolarisés blessés lors de l'incendie. En comparaison, le Valais en recense quinze et Genève neuf. S'ajoutent également à cette liste tous les proches choqués par le drame.
Nombre d'entre eux ne peuvent dès lors envisager un retour en classe avant les examens de fin d'année. Mais vendredi dernier, les Vaudois concernés ont appris par courrier qu'ils n'obtiendront pas de dérogation.
La pandémie, «un contexte exceptionnel»
Dans sa missive, que Le Temps a pu consulter, Frédéric Borloz, chef du Département vaudois de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF), explique qu'«une procédure de qualification ou d’examen doit avoir lieu dans tous les cas». Et ce aussi bien «pour la formation professionnelle que gymnasiale».
Le conseiller d'Etat PLR ajoute que «pour des raisons juridiques», l'exception appliquée pour la validation des titres durant la période Covid ne peut s'appliquer dans ce cas précis. Il relève à ce sujet «le contexte exceptionnel de la pandémie».
Contacté par Le Temps, Frédéric Borloz précise que des aménagements sont toutefois possibles. Reports, tutorats et autres mesures de compensation sont ainsi envisagés. Des «examens individualisés», sont aussi possibles, poursuit l'élu.
De plus, des voies de recours existent. Des démarches sont d'ailleurs en cours du côté des familles, conclut le journal. (jzs)
