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Prolonger la durée de vie de nos biens peut réduire de moitié leur empreinte

C'est ce qu'affirme Greenpeace Suisse: utiliser des produits tels que les vêtements ou les smartphones un à trois ans de plus serait une solution efficace pour réduire la pollution. Quelques exemples.
15.03.2022, 08:4215.03.2022, 09:08

La population suisse consomme trop. Si tous les pays se comportaient de la même manière, nous aurions besoin de près de trois planètes pour satisfaire les besoins de l'humanité, affirme, mardi, Greenpeace Suisse. Une situation qui nuit au climat, car la production de biens de consommation représente 9% de l'empreinte carbone de la Suisse.

D'après l'ONG, il existe pourtant une solution efficace pour limiter les dégâts: utiliser nos produits plus longtemps. Selon une étude que le bureau d’étude Infras a réalisée pour Greenpeace, cela permettrait d'économiser une quantité significative d'émissions de gaz à effet de serre.

L'équivalent de 217 000 tours du monde en voiture

Cinq types de biens de consommation ont été passés en revue: machines à laver, ordinateurs portables, smartphones, vêtements et meubles. Et les résultats sont très clairs. Quelques exemples:

  • Si tous les vêtements de Suisse étaient portés à trois ans de plus, il serait possible d’économiser 1,5 million de tonnes d'équivalent CO₂ (à savoir la masse de CO₂ qui aurait le même potentiel de réchauffement climatique qu'une quantité donnée d'un autre gaz à effet de serre). C'est la même quantité émise par une voiture qui ferait 186 000 fois le tour du monde au niveau de l’équateur.
  • Si les vêtements voyaient leur durée d’utilisation doubler, cela permettrait d'épargner l'équivalent de 217 000 tours de la planète.
  • Si on utilisait trois ans de plus nos smartphones, l’économie de gaz à effet de serre correspondrait à 11 400 tours du monde en voiture.

Le graphique ci-dessous résume les résultats de l'étude:

Comment faire ça, concrètement?

Face à ces chiffres, une question se pose: comment peut-on prolonger la durée de vie de ses objets? Pour Greenpeace, il est indispensable de mettre en place une économie circulaire. Cela se passe par ces quatre concepts:

  • Le partage
  • La réutilisation
  • La réparation
  • Le reconditionnement

Ces stratégies interviennent dès les phases de production et d'utilisation et peuvent ainsi réduire la consommation de matières premières, explique l'ONG. Mais cela ne pourrait pas suffire: selon Greenpeace, il faut un ensemble de mesures politiques, afin que chaque personne puisse pouvoir choisir où, à quel prix et dans quelle mesure un objet défectueux doit pouvoir être réparé.

Mieux que le recyclage

Greenpeace fait noter qu'augmenter la durée de vie des produits est plus efficace que le recyclage.

L'empreinte carbone suisse pourrait être réduite de 1,8 à 4 millions de tonnes d'équivalent CO₂ si tous les produits de consommation en Suisse étaient utilisés un à trois ans de plus. A titre de comparaison, le recyclage du PET a permis d'économiser 137 000 tonnes d'équivalent CO₂ en 2020.

«Les résultats indiquent qu'une durée d'utilisation plus longue est presque toujours pertinente d'un point de vue environnemental», conclut Greenpeace. (asi)

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