Voici la règle pour un pourboire optimal en Suisse
Une nouvelle étude menée par la Banque Cler et la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) apporte une réponse relativement claire au pourboire qu'on doit laisser. Dans les restaurants avec service à table, un pourboire compris entre 5 et 10% est considéré en Suisse comme une référence appropriée, selon le montant de l’addition, la situation et le degré de satisfaction. L’étude montre également que la plupart des personnes ne calculent pas le pourcentage exact. Elles préfèrent arrondir le montant.
De 5 à 10% de pourboire au restaurant en Suisse
Pour une addition de restaurant d’environ 64 francs, les clients laissent en moyenne un peu moins de 4 francs de pourboire, soit environ 6%. Près de 44% des personnes interrogées arrondissent dans ce cas à 70 francs, tandis qu’environ un tiers règlent 65 francs. Pour une addition de 112 francs, le pourboire moyen atteint 7 francs; beaucoup portent alors le total à 120 francs. Lorsque l’addition est plus élevée, le montant du pourboire augmente en valeur absolue, mais représente une part légèrement plus faible en pourcentage.
La règle empirique est donc simple au quotidien: pour les petits montants, on arrondit généralement la note. En cas de bon service au restaurant, un pourboire de 5 à 10% est courant. Donner moins ne constitue toutefois pas un manquement à une règle établie. En Suisse, le service est inclus dans les prix depuis plusieurs décennies; le pourboire reste donc entièrement facultatif.
Arrondir plutôt que calculer
En dehors des restaurants, l’étude fournit également quelques repères. Pour une livraison de repas d’environ 30 francs, beaucoup estiment qu’un pourboire compris entre 1,60 et 1,90 franc est approprié. Pour une visite chez le coiffeur facturée 65 francs, environ 5 francs sont jugés adéquats, tandis qu’une visite guidée en ville coûtant 36 francs justifie, selon les répondants, un pourboire d’environ 2 francs.
En revanche, beaucoup hésitent lorsqu’il s’agit d’un entretien automobile. Près d’une personne sur deux considère que la question du pourboire est délicate dans ce contexte. Pour une facture de 380 francs, un pourboire de 30 francs est perçu comme excessif. En revanche, nombreux sont ceux qui arrondissent souvent simplement le montant à 400 francs.
L’étude met en évidence une différence générationnelle. Les jeunes adultes âgés de 16 à 29 ans se disent nettement plus incertains que les personnes plus âgées lorsqu’il s’agit de laisser un pourboire. Ils déclarent plus souvent ne pas savoir quel montant convient dans une situation donnée. Au total, plus de quatre personnes interrogées sur dix affirment être occasionnellement ou fréquemment dans l’incertitude.
Les paiements en espèces restent plus généreux
Une autre évolution concerne le mode de paiement. Les pourboires sont encore le plus souvent donnés en espèces, mais cette pratique a nettement reculé en l’espace d’un an. Fait remarquable: les personnes qui paient en liquide se montrent, dans les situations étudiées, plus généreuses que celles qui règlent par voie numérique.
Selon les auteurs de l’étude, cette différence s’explique moins par des règles fixes en pourcentage que par des mécanismes psychologiques. Même lors d’un paiement par carte, beaucoup préfèrent arrondir le montant total à un chiffre rond.
La conclusion des auteurs est donc la suivante: au restaurant, un pourboire de 5 à 10% constitue un bon repère. Dans la vie quotidienne, un simple arrondi raisonnable est souvent suffisant. L’essentiel n’est pas la précision mathématique, mais le geste de reconnaissance envers la qualité du service. Une personne satisfaite arrondit la note; une personne très satisfaite ajoute un peu plus. (sda/awp/hun)
