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EMS-Chemie, Sika: ces mauvais élèves suisses qui continuent de travailler en Russie

L'école de commerce de l'Université de Yale a dévoilé, mardi, une liste des sociétés maintenant ou non leurs activités en Russie, malgré le conflit qui oppose le pays avec l'Ukraine. Parmi celles-ci, nombreuses ont un lien avec la Suisse et sont considérées comme les pires.
10.05.2022, 18:2110.05.2022, 18:57

Dix semaines se sont écoulées depuis que la guerre en Ukraine a éclaté. Au cours de cette période, près de 1000 célèbres entreprises ont, au total, officiellement annoncé se retirer du territoire russe. C'est la conclusion du rapport délivré, mardi, par la Yale School of Managment sur son site internet.

L'école de commerce de l'université américaine a listé et analysé, en date du 10 mai, l'activité de 1200 marques internationales installées dans le pays de Vladimir Poutine. Lequel est largement considéré comme un paria depuis son invasion des terres ukrainiennes le 24 février dernier.

Si la majeure partie de ces sociétés ont obtenu une bonne note (A), quantité d'autres n'ont, à contrario, pas bénéficié des mêmes applaudissements. Parmi ces mauvais élèves qui collaborent toujours avec la Russie, 20 ont un lien avec la Suisse et sont bien connues des Helvètes.

Ces entreprises continuent comme si de rien n'était

Six entreprises suisses ne méritent pas mieux que la note de «F». C'est la pire de toutes. D'après la Yale School of Managment, des sociétés telles que Sika ou encore EMS-Chemie sont toujours actives en Russie.

La patronne d'EMS-Chemie est, d'ailleurs, bien connue. Il s'agit de Magdalena Martullo-Blocher, figure de l'UDC, qui a récemment fait parler d'elle. En effet, la patronne du groupe chimique avait annoncé interdire le mot guerre au sein de l'entreprise en justifiant que son utilisation était «passible de prison» en Russie.

Ces entreprises ont suspendu leurs activités en Russie tout en poursuivant d'autres, plus importantes

L'école de commerce américaine a listé huit autres entreprises siégeant ou ayant un lien avec la Suisse sous la note «D». En d'autres termes, celles ayant suspendu une partie de leur activité. Parmi celles-ci, on retrouve notamment Novartis et Nestlé.

L'industriel agro-alimentaire s'était notamment vu obligé de réduire ses activités le 23 mars après une pression conséquente des consommateurs.

Ces entreprises ont réduit certaines opérations les plus courantes

Dans l'équipe des moins bons élèves, quelques lueurs d'espoirs dans lesquelles s'inscrivent, selon le rapport, six sociétés. Les banques UBS et Credit Suisse sont notamment citées avec la note de C, soit celle affiliée aux entreprises qui ont réduit certaines de leurs opérations commerciales les plus courantes.

(asi/mndl)

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