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Société

L'inventeur de l'aide au suicide s'est donné la mort

Ludwig A. Minelli/Dignitas

L'inventeur de l'aide au suicide s'est donné la mort

Le fondateur de l'organisation d'aide au suicide Dignitas, Ludwig A. Minelli, est décédé: il s'est donné la mort de manière autodéterminée le 29 novembre, peu avant son 93e anniversaire.
30.11.2025, 15:2330.11.2025, 15:23

L'organisation a annoncé dimanche son décès. Ludwig A. Minelli avait fondé Dignitas en 1998. Ce juriste s'est engagé pendant des décennies pour son association qui défend une mort digne. Dans le cadre de cette activité, il a fait face à la justice à plusieurs reprises.

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L’équipe de Dignitas poursuivra l’oeuvre de son fondateur, écrit-elle dimanche. Elle sera attentive à ce que l’organisation s’affirme et progresse sur la scène internationale en qualité de gardienne de l’autodétermination et de la liberté de choix tout au long de la vie et en fin de vie.

Jusqu’à sa mort, Ludwig A. Minelli a participé à des dizaines d’actions auprès des tribunaux, parfois à titre de plaignant ou de défenseur, souvent à l’arrière-plan, en qualité de conseiller en tactique procédurale. Il a dû parfois prendre place sur le banc des accusés, ce qu’il acceptait, convaincu d’avoir le droit de son côté.

Jusqu'à la Cour des droits de l'homme

En recourant devant le Tribunal fédéral et la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à Strasbourg, Ludwig A. Minelli a influé durablement sur certains domaines du droit suisse. Un événement marquant a été la décision prise par la CEDH en 2011: elle a confirmé que tout individu capable de discernement avait le droit de décider lui-même de quelle manière et à quel moment sa vie devait prendre fin.

Ludwig A. Minelli s’est toujours engagé pour que les personnes vivant à l’étranger aient accès, elles aussi, à toutes les possibilités de jouir de leurs droits et disposent des informations indispensables à la prise de décisions.

Selon ses propres dires, Dignitas compte plus de 10'000 membres. Seule une faible proportion des personnes qui s’adressent à elle à cause de souffrances persistantes fait une demande d’aide au suicide médicalement assisté, écrit l'association. Une proportion encore plus faible d’entre elles décide de suivre cette voie jusqu'au bout. (sda/ats)

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