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Les riches se précipitent pour investir dans les JO en Suisse

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Des Jeux olympiques d'hiver 2038 en Suisse seraient une opportunité très lucrative pour les investisseurs.Image: shutterstock/watson

Pourquoi les riches se précipitent pour investir dans les JO en Suisse

Dans la candidature de la Suisse, d’importantes sommes sont réunies pour couvrir un éventuel déficit des Jeux olympiques d’hiver 2038. L’objectif est double: soulager les contribuables tout en espérant obtenir des rendements attractifs.
26.06.2026, 05:3326.06.2026, 05:33
Rainer Sommerhalder

Les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver bientôt de retour en Suisse? C'est ce que veut le projet «Switzerland 2038», qui a récemment reçu le soutien du Conseil fédéral.

Et dans l'ombre de la candidature suisse s'active Urs Wietlisbach. Le coprésident de l’Aide sportive suisse et cofondateur de Partners Group joue un rôle central dans la constitution de la garantie contre les déficits des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2038 en Suisse. Celle-ci prévoit 100 millions de francs apportés par des particuliers et 100 millions supplémentaires par des entreprises.

Grâce à son vaste réseau d’entrepreneurs et d’investisseurs suisses fortunés, ce grand passionné de sport se montre optimiste:

«Les garanties privées contre un déficit sont en très bonne voie. L’intérêt est considérable»

Dans les prochains jours, Urs Wietlisbach doit encore rencontrer plusieurs soutiens historiques et influents du sport. Il est convaincu que l’objectif fixé pourra même être dépassé.

Avec cette approche inédite fondée sur des garanties privées, la candidature suisse entend éviter toute mauvaise surprise pour les finances publiques, sous la forme d’une facture salée après les Jeux. Michael Hartweg, important mécène du biathlon, a été nommé au comité de candidature comme expert économique. Il affirme:

«Le concept de Switzerland 2038 exclut ce risque pour l’Etat»

Avec un second représentant qui reste à désigner, l'entrepreneur devra veiller à ce que les finances restent sur la bonne trajectoire jusqu’aux Jeux. D’autres mécanismes de gouvernance doivent également être mis en place, comme un comité économique chargé de renforcer l’approche entrepreneuriale et de maintenir le budget sous contrôle.

Un investissement rentable

A ce stade, les organisateurs tablent même sur un bénéfice. Le concept financier repose sur le principe du «Built to Budget»: seules les dépenses dont le financement est assuré seront engagées. Dans le cas contraire, certaines prestations seront réduites ou supprimées. Michael Hartweg se dit très confiant quant à la possibilité de dégager un excédent. Concernant la participation prévue de la Confédération et des cantons, qui doivent chacun apporter 200 millions de francs, il résume la situation ainsi:

«Il n’est pas nécessaire d’être un expert en finance pour comprendre qu’avec un budget global d’environ deux milliards de francs, les dépenses publiques seront en grande partie compensées par les recettes fiscales. Une étude de la Haute école de Lucerne estime même ces recettes jusqu’à 350 millions de francs.»

La notion de compensation vaut aussi pour les particuliers participant à la garantie contre les déficits. Urs Wietlisbach et Michael Hartweg montrent l’exemple en s’engageant chacun à hauteur de plusieurs millions de francs. Parmi les autres participants figurent également l’investisseur égyptien Samih Sawiris, l’avocat et entrepreneur Christian Wenger ainsi que plusieurs autres chefs d’entreprise de renom. Les promesses verbales faites jusqu’ici doivent être officialisées ces prochaines semaines.

Tous peuvent espérer, avec un certain optimisme, que ce nouveau système leur permettra même de réaliser un bénéfice substantiel. Si tout se déroule comme prévu, lorsque les comptes définitifs des Jeux seront établis fin 2039, le capital investi pourrait avoir doublé – à condition que la garantie ne doive pas être utilisée.

Faire fructifier l'argent

Le mécanisme est relativement simple. Les particuliers versent les fonds destinés à la garantie dans un fonds spécifique géré par PG3 SA, le family office des fondateurs et investisseurs de Partners Group. Urs Wietlisbach explique que les frais de gestion habituels ont été réduits de moitié. Selon ses calculs, un rendement moyen de 6% entre 2028 et 2039 permettrait de doubler le montant investi.

L'homme d'affaires explique:

«Si, contre toute attente, la garantie devait être activée et que le rendement net du fonds devenait négatif pour les investisseurs, nous renoncerions entièrement à nos frais.»

Il rappelle que ce type de placement a généré un rendement moyen d’environ 7% au cours des dix dernières années. Dans un tel scénario, même un déficit olympique se traduirait essentiellement par un jeu à somme nulle pour les investisseurs, qui renonceraient simplement à tout ou partie de leurs gains au profit des Jeux. Il n’est donc pas surprenant que davantage de personnes fortunées souhaitent participer que ce que le fonds de 100 millions de francs requiert. Contrairement à une simple contribution à fonds perdu, cette formule transforme potentiellement la garantie en investissement attractif.

Des avantages pour les entreprises partenaires

Les entreprises qui assumeront les 100 millions de francs restants de la garantie bénéficieront, elles, d’autres formes de retour sur investissement. Elles obtiendront un accès privilégié aux activités liées aux Jeux ainsi que, lorsque cela sera possible, une opportunité préférentielle de conclure des contrats de sponsoring nationaux. La marque de chaussures On a déjà rendu public son engagement. Deux autres entreprises devraient suivre dans les prochains jours. Des sociétés issues des secteurs des télécommunications, de la finance et de la technologie participent également au projet.

Même si les espaces publicitaires les plus visibles durant les Jeux resteront réservés aux partenaires mondiaux du CIO, qui bénéficient ainsi d’une exposition devant des milliards de téléspectateurs, les partenariats locaux demeurent attractifs. Grâce à leur durée de plus de dix ans, les contrats de sponsoring promettent une forte visibilité sur le marché suisse.

Malgré ces garanties financières, les principales réserves exprimées dans le cadre de la consultation portent toujours sur les questions financières. Les critiques se concentrent notamment sur les coûts liés à la sécurité. Michael Hartweg relativise toutefois ces inquiétudes:

«Il existe des règles claires définissant la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. Et les coûts de sécurité concernent depuis longtemps tous les grands événements organisés en Suisse.»

(adapt. tam)

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Voici le salaire médian des Suisses
Le salaire annuel médian pour un poste à plein temps était de 87 000 francs en 2025, nettement plus que l'année précédente. Le graphique montre que le sexe et le taux d'occupation influencent fortement le salaire.
En Suisse, l'année dernière, une personne occupant un emploi à plein temps gagnait un salaire brut médian de 87 000 francs, soit une nette augmentation. En 2024, l'Office fédéral de la statistique (OFS) avait relevé un salaire médian de 81 500 francs.
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