Crans-Montana: des images des caméras de surveillance ont disparu
Une grande partie des images de la nuit de la catastrophe et du lendemain a disparu, écrit la NZZ. La police n'aurait conservé que les enregistrements du 1er janvier, entre minuit et six heures du matin. Le reste aurait été automatiquement effacé après une semaine. La station compte pourtant 250 caméras publiques.
Le Ministère public se serait renseigné le 15 janvier sur la possibilité d'obtenir des images supplémentaires, soit une semaine après leur suppression automatique. Dans une lettre consultée par nos confrères, le commandant de la police Yves Sauvain indiquerait ne plus avoir accès aux enregistrements.
Et cela malgré le fait que, dès le 1er janvier, l'ordre aurait été donné de sécuriser et d'analyser les images — mais sans qu'aucune période précise ne soit définie. A noter que, faute de consignes précises, le règlement de police prévoit l'effacement des images après une semaine.
Les caméras du bar en panne?
Il ne semble pas clairement établi que le Ministère public doive impérativement demander à la police de conserver plus longtemps les images de surveillance. Mais une recommandation du préposé à la protection des données prévoit pourtant une conservation jusqu'à 100 jours en cas d'infraction pénale.
Quant à l'intérieur du bar où a eu lieu le drame: pas moins de onze caméras étaient sensées filmer l'intérieur du Constellation sous différents angles. Sauf que, quelques minutes avant l'incendie, tous les enregistrements se seraient interrompus. «A ce moment-là, le système s'est bloqué. Je ne peux plus le réinitialiser», aurait déclaré à la police le patron du bar, Jacques Moretti.
(dag)
