Drame du Constellation: il n'y aura pas de procureur extraordinaire
Le 9 février 2026, Me Garen Ucari – agissant pour la famille d'une victime du drame de Crans-Montana – avait requis la désignation d’un ou de plusieurs procureurs extraordinaires hors du canton du Valais pour instruire de la cause. Le bureau du Ministère public (MP) du canton du Valais, composé des chefs des offices régionaux, a rejeté cette demande par décision du 15 avril.
«Le drame de Crans-Montana est un événement extraordinaire, avec une composante internationale, un très important retentissement médiatique pour lequel la responsabilité pénale d’élus et d’employés de l’administration cantonale ou communale peut être mise en cause. Le cahier des charges de l’Office central prévoit que ce genre d’affaires lui soit attribué», a souligné le bureau dans sa décision communiqué à la presse, jeudi.
Aucun motif concret
Le bureau a ainsi estimé que le MP du canton du Valais s’est donné les moyens de garantir le traitement efficace de la procédure, dans le respect des principes d’indépendance, d’objectivité et de célérité. Pour ces raisons, le bureau du ministère public a conclu qu’il n’y avait aucun motif pour nommer un procureur extraordinaire.
En janvier, l'avocate vaudoise Me Miriam Mazou avait également tenté d'obtenir la nomination d'un procureur extraordinaire. En vain.
Une précédente demande rejetée
Le 8 avril dernier, la Chambre pénale du Tribunal cantonal (TC) du canton du Valais avait rejeté trois demandes de récusation contre les magistrates en charge de l'affaire de l'incendie de Crans-Montana. Dans son arrêt rendu mercredi, la Chambre pénale du TC valaisan a donc rejeté trois demandes de récusation.
La première était dirigée contre la procureure générale Beatrice Pilloud, la deuxième contre la procureure générale adjointe Catherine Seppey et les deux autres procureures du pool en charge de l'instruction, et la troisième, contre la procureure de l’Office régional du MP du Valais central, saisie initialement de la procédure comme magistrate de permanence.
Cette procédure émanait déjà de Me Ucari. L'avocat genevois avait immédiatement annoncé faire recours auprès du Tribunal fédéral (TF). Il avait déclaré:
(ag/ats)
