Comment Crans-Montana a perturbé la saison de ski
La tragédie de Crans-Montana a marqué le tourisme hivernal suisse cette saison. Le secteur estime que ces événements ont eu un impact sur l'image et l'ambiance des stations, du moins à court terme, notamment dans le domaine de l'après-ski et de la vie nocturne.
Parallèlement, les stations de ski ont dû faire face à des conditions difficiles. Un début d'hiver doux et un mois de mars morose ont encore pesé sur la saison. Au total, le nombre de visiteurs et visiteuses jusqu'à fin mars est inférieur à celui de l'année dernière.
Les stations de basse altitude et les domaines accueillant un nombre important de visiteurs à la journée sont particulièrement touchés. Les destinations de haute altitude et les stations internationales semblent en revanche plus stables, mais la situation n'est pas homogène. Le secteur tirera un bilan en mai.
L'incendie a eu un «impact immédiat»
La station de Crans-Montana a pour sa part enregistré une hausse des nuitées de 8,7% lors de la saison hivernale 2025-2026 par rapport au précédent hiver. L'incendie du bar Le Constellation a cependant impacté ce bilan durant deux mois.
«En janvier et février, nous avons enregistré un recul des nuitées de 13,2%», indique Bruno Huggler, le directeur de Crans-Montana Tourisme. Le drame du 1er janvier «a sans aucun doute eu un impact immédiat, en particulier sur les nuitées hôtelières ainsi que sur le chiffre d'affaires de certains commerces et restaurants. La situation reste toutefois contrastée et n'a pas affecté tous les acteurs de la même manière.»
«En ce qui concerne la fréquentation globale, toutes formes d'hébergement confondues, nous observons entre janvier et mars, une stabilité par rapport à 2025», ajoute-t-il. Cette situation s'explique notamment par la fidélité de notre clientèle régulière, ainsi que par la présence importante de propriétaires de résidences secondaires, qui ont continué à fréquenter Crans-Montana en hiver«, malgré le drame du 1er janvier.
Par rapport à l'hiver 2024-2025, le nombre d'hôtes issus du marché américain est en hausse. C'est le cas inverse pour certains marchés européens. «Cette évolution doit toutefois être replacée dans un contexte plus large, notamment en lien avec la force du franc suisse», conclut Bruno Huggler, «confiant pour la saison estivale». (jzs/ats)
