Un «acte de barbarie» de Constantin dénoncé dans cette ville romande
Un vent de révolte souffle à Vevey (VD) face à un projet immobilier de Christian Constantin, relate Le Temps. Pour rappel, l'homme d'affaires y possède l'immeuble du «Lido», un bâtiment historique de 1930 dont il a fait l'acquisition il y a maintenant deux ans et qu'il veut profondément rénover.
Problème: l'immeuble est considéré d'intérêt régional avec une inscription depuis 2022 au recensement architectural vaudois. L'an dernier, le Canton a de plus décidé de le classer comme monument historique, comme le rapportait précédemment 24 heures.
«CC» conteste cette dernière décision en justice. Le Valaisan veut en effet créer à l'intérieur du bâtiment des studios pour les futurs employés de son nouveau complexe hôtelier de Puidoux (VD).
Pour ce faire, l'expulsion des locataires actuels est souhaitée. Dans une lettre datant de mars dernier et envoyée par la gérance Bernard Nicod, la plupart se sont vu signifier la résiliation de leur bail pour fin juillet. Selon Le Temps, un délai obtenu en conciliation – là aussi contesté par Christian Constantin – prolonge ce délai de quatre ans.
Une union inédite des partis
A Vevey, la fronde s'organise, Au sein des locataires, qui comptent bien se battre, mais également au sein de la population avec une pétition pour «sauver l'immeuble» ayant déjà réunit quelque 800 signatures.
Selon Le Temps, la mobilisation s'est également propagée dans la politique locale avec une union inédite des partis veveysans. Tous ont signé une interpellation au Grand Conseil vaudois déposée par l'intermédiaire de l'élue Joëlle Minacci (Ensemble à gauche), qui dénonce une «rénoviction».
Interrogé par Le Temps, le conservateur cantonal des monuments et sites, Alberto Corbella, s'insurge de son côté contre cette volonté de détruire un intérieur historique. «C’est une véritable barbarie, un acte irrespectueux tant de la culture du bâti vaudois que de la population», fustige-t-il.
Il confie au journal être en discussion avec Christian Constantin afin de «trouver un compromis». La Municipalité va de son côté prochainement rencontrer le Valaisan pour évoquer le problème et proposer une médiation. (jzs)
