Travail au noir: une vigilance constante dans le Canton de Vaud
Le canton de Vaud a contrôlé 10 393 personnes en 2025 dans sa lutte contre le travail au noir. Il s'agit du volume le plus élevé de Suisse. Avec 1706 contrôles d'entreprises, il occupe le deuxième rang national, après le Tessin et devant Zurich.
Mardi, le Conseil d'Etat a indiqué par le biais d'un communiqué:
Le Canton affiche ainsi un ratio de 210 personnes contrôlées pour 10 000 travailleurs contre une moyenne suisse de 76 pour 10 000. Les 1706 contrôles réalisés en entreprises représentent, eux, les 12% des 14 450 contrôles d'entreprises effectués au niveau national.
La Direction générale de l'emploi et du marché du travail souligne:
Organe quadripartite
Sur les chantiers, les contrôles sont réalisés par un organe quadripartite réunissant les autorités cantonales, les partenaires sociaux (patrons et syndicats) et la Suva. Dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, ils sont assurés par une commission tripartite (réunissant les autorités cantonales et les partenaires sociaux). Dans les autres branches, les contrôles sont effectués par les inspectrices et inspecteurs de la Direction générale de l'emploi et du marché du travail, rappelle le Canton.
Les résultats du rapport «Lutte contre le travail au noir 2025 du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO)» – dont sont issus les chiffres ci-dessus – confirment la nécessité d'une vigilance constante. Les contrôles ne sont pas une fin en soi: ils protègent les travailleuses et les travailleurs, ainsi que le financement des assurances sociales et des recettes publiques, notent encore les services de la ministre vaudoise de l'économie Isabelle Moret.
Serrer la vis encore plus fort
L'an dernier, le député PLR et entrepreneur vaudois Pierre-André Romanens avait déposé deux interventions parlementaires pour serrer la vis en matière de travail au noir, tout en reconnaissant que le Canton était tout sauf laxiste. ll demandait au Conseil d'Etat de renforcer encore plus la loi et les contrôles sur le terrain. Selon lui, deux domaines restent particulièrement problématiques: celui du second oeuvre, notamment les entretiens de jardins, ainsi que celui des nettoyages.
Le gouvernement avait répondu au député, expliquant qu'une révision de la loi sur l'emploi (LEmp) était en cours. Elle porte sur quatre principaux aspects: des mesures de contrainte envers les entreprises (suspension d'activité), introduction d'une carte d'identification, assermentation des inspecteurs du marché du travail (meilleure légitimation) et une modification du mode de collaboration (avec les partenaires sociaux). (sda/ats)
