Voici la seule personne capable de réconcilier Harry et William
Au milieu des retrouvailles surprises et secrètes dans la résidence privée d'Highgrove entre Harry, Meghan, leurs enfants et le roi Charles, c'est une protagoniste tout aussi inattendue qui s'est glissée, ce 10 juillet: la reine Camilla.
Autant dire que la plupart des experts royaux ne s'attendaient pas à ce que la belle-mère du prince prenne part à ce moment symbolique, plus accoutumés à ce qu'elle s'en tienne à distance respectueuse. Depuis le départ des Sussex de la famille royale britannique, la reine s'est évertuée à laisser au fils rebelle un maximum d'espace lors des rarissimes rendez-vous organisés entre le prince exilé et son père.
Une relation complexe
Et on la comprend. Depuis plus de vingt ans qu'elle a officiellement rejoint la famille royale britannique en épousant son amant de longue date, Camilla Parker Bowles a toujours entretenu des relations complexes avec William et Harry. Elle n'a pas non plus été épargnée par les attaques publiques au vitriol dans les mémoires à succès du cadet, Spare.
«J’avais des sentiments complexes à l’idée d’avoir une belle-mère, qui, à mon avis, m’avait récemment sacrifié sur l’autel de sa propre image», écrivait Harry dans son livre en 2023, au sujet du second mariage de son paternel, quelques années après le décès de sa mère, Lady Diana. Selon le duc de Sussex, Camilla, alors malmenée par les tabloïds, aurait en effet tenté d'attirer l'attention ailleurs en divulguant aux journalistes des informations au sujet de son beau-fils, redorant au passage une image écornée par des années de mauvaise presse.
Peu après, le prince exilé en rajoutait une couche lors d'une interview fracassante sur Good Morning America: «Elle avait une réputation ou une image à redorer, et quelles que soient les conversations qui ont eu lieu, quels que soient les accords ou les transactions qui ont été conclus au début, on lui a fait croire que ce serait la meilleure façon de procéder.»
Interrogé sur sa relation avec Camilla, Harry lâchait à l'époque: «Nous ne nous sommes pas parlé depuis longtemps. J’aime tous les membres de ma famille, malgré nos différences. Alors, quand je la vois, nous sommes en bons termes. C’est ma belle-mère. Je ne la considère pas comme une mauvaise belle-mère.»
Une personnalité particulière
Voilà pourquoi il semble si surprenant que Camilla se soit précipitée au volant de sa voiture, ce vendredi 10 juillet, pour prendre part à la réunion entre Charles et ses petits-enfants par alliance. Et pourtant.
Comme l'ont rapporté des sources dans Vanity Fair, la reine, qui vient tout juste de souffler ses 79 bougies, se trouvait à proximité dans sa propriété de Ray Mill House, lorsqu'elle s'est rendue en voiture à Highgrove «en toute hâte». «Charles voulait que Camilla soit là pour le soutenir moralement et parce qu'elle a été un véritable pilier pour lui durant toute cette histoire avec Harry», confie l'initié.
Charles III aurait en effet tenu mordicus à ce que ces retrouvailles demeurent strictement confidentielles et qu'aucune bribe d'information susceptible de gripper cette visite émouvante ne filtre dans les médias. «Il s'agissait d'une décision de dernière minute, chose inhabituelle de la part du roi. Tous ont prêté serment de garder le secret afin que la rencontre reste privée», confie une source à Vanity Fair.
Une présence surprenante, peut-être, mais c'est mal connaître Camilla. Depuis que la reine noue une relation intime avec Charles, c'est-à-dire plus d'un demi-siècle, l'ancienne maîtresse vilipendée par les médias et l'opinion publique s'est appliquée à faire faire profil bas. Au fil des décennies, celle qu'on surnommait le «Rottweiler» a encaissé les coups et les critiques sans ciller ni se plaindre.
«Camilla a définitivement des cicatrices du passé, lorsqu'elle était l'ennemie publique n°1», glissait un ami au Daily Telegraph, peu après l'accession au trône de son mari. Et même si elle entretient désormais une franche camaraderie avec le public, «elle peine toujours à s'attendre à un accueil chaleureux».
A côté de plusieurs années de haine généralisée, les assauts répétés de son beau-fils l'auraient attristée, mais pas abattue. «Il s'est montré extrêmement méchant envers elle, tant par écrit que verbalement», constatait un ami de la reine au Times, en septembre dernier, «et elle a du mal à pardonner».
Mais force est de constater qu'une fois de plus, en véritable souveraine, Camilla aurait fait preuve de magnanimité.
Une source de profonde irritation
Il en est un autre qui ne pardonnera pas à Harry de sitôt. William, avec lequel il n'a pas eu le moindre contact depuis plus de quatre ans. «Je pense qu'il fera tout pour rester à distance lors de la visite d'Harry, afin d'éviter toute situation embarrassante», notait une source de Vanity Fair, en juin déjà, bien avant que la rencontre ne se concrétise.
Une analyse partagée par Simon Vigar, journaliste ayant ses entrées dans la famille royale, qui a récemment affirmé sur un podcast du Daily Telegraph que, pour l'instant, «William regarde ailleurs».
Des sources proches du futur souverain d'Angleterre affirment qu'il estime que son père commet une erreur en réintégrant son cadet au sein de la famille. «William est connu pour être rancunier, tandis que Charles aspire simplement à la paix», a confié un ami de la famille à l'experte royale respectée Katie Nicholl.
C'est là que Camilla entre en scène. D'une fidélité à toute épreuve à l'égard de Charles III, celle-ci aura certainement à cœur d'apaiser les vieilles rancunes pour faciliter les vieux jours de son mari. Figure respectée après des années de labeur au sein de la Firme, elle pourrait avoir un rôle à jouer auprès des deux «frères ennemis» pour renouer un dialogue, en particulier auprès de William.
«Elle est un élément incontournable de la vie de Charles», affirme Catherine Mayer, auteure spécialisée dans la famille royale, dans People.
Saurait-elle venir à bout des résistances de William? Peut-être en passant par Kate, dont on dit qu'elle est «la plus intelligente de tous»? A l'exception de quelques murmures et des spéculations des experts, impossible de savoir ce qui se tramera réellement en coulisses dans les prochaines semaines. Mais... qui sait? Peut-être qu'une fois de plus, la membre longtemps restée la plus impopulaire de la Firme pourrait réussir un nouveau coup de maître.
